Élections des conseils · 16 & 17 juin 2026

L’UPEC,
demain.

Simplifier, rassembler, agir

En soutien de

Pierre Wolkenstein

Candidat à la présidence de l’UPEC

Découvrir
01 · Profession de foi

Notre vision pour l’UPEC

Demain. Le précédent mandat a ancré l’UPEC dans le paysage national et international comme une université engagée. L’UPEC a pris sa place sur son territoire, mais aussi en Europe par l’Alliance Aurora. Si un chemin a été parcouru avec l’élaboration d’une nouvelle offre de formation pour 2026, une science ouverte renforcée, et une politique d’inclusivité assumée, le contexte national et international a changé. Les politiques successives de l’État ont contribué à renforcer les mécanismes de concurrence entre établissements. L’évolution tend vers les universités de recherche intensive ou les collèges universitaires.

Nous nous affirmons comme une université qui articule formation, recherche et professionnalisation pour la réussite de toutes et de tous. Nous portons : une université réaliste dans ses moyens, ambitieuse dans ses finalités, et solidaire dans son fonctionnement. Une université capable de s’inscrire dans le temps long, de préserver ses fondamentaux de service public, et de se projeter avec lucidité dans un avenir incertain. Le plan de retour à l’équilibre financier a freiné notre développement et limité nos capacités d’investissements. Le compte financier de l’université étant désormais positif, il convient d’ouvrir de nouvelles perspectives, notamment pour la recherche en rétablissant la synergie avec la formation. Pour cela une nouvelle méthode fondée sur la clarté, la transparence et la simplification pour nous consolider et nous développer de manière raisonnée est indispensable.

Rétablir l’investissement et l’attractivité est maintenant possible. L’objectif est de redonner des marges de manœuvre aux équipes, de sécuriser les conditions de travail, et de relancer des dynamiques de projets. Nous devons redonner l’envie et la confiance. La gouvernance doit être plus participative avec un dialogue social cohérent pour notre communauté universitaire. La recherche doit trouver une signature opératoire et une stratégie de leadership en synergie avec la formation. L’UPEC peut faire de son territoire un laboratoire d’innovation sociale, environnementale, juridique, politique et dans la santé, au service de ses étudiantes et étudiants, de ses personnels et de la société, dans l’affirmation de ses forces et sans discours creux.

Rassembler et simplifier autour de nos fondamentaux. Pour demain, il convient de nous rassembler autour d’une équipe expérimentée, en partie renouvelée. Notre objectif premier sera de restaurer un socle administratif solide au profit de toutes et tous : enseignantes et enseignants, chercheuses et chercheurs, étudiantes et étudiants, personnels administratifs et partenaires extérieures. L’organisation devra être repensée en profondeur pour gagner en fluidité et efficacité. Face aux bouleversements politiques qui nous attendent, nous devrons collectivement préserver les fondamentaux de notre contrat citoyen et notre mission de service public. La poursuite d’une politique d’inclusion, d’égalité, et de diversité luttant contre les racismes, l’antisémitisme et les discriminations est une évidence ainsi que le renforcement des actions contre les violences sexistes et sexuelles.

Agir pour la recherche. La recherche est freinée par le quotidien alors qu’elle est la condition même d’une formation vivante et féconde. Pour assurer un pilotage stratégique efficace, la gouvernance doit être partagée avec l’ensemble des parties prenantes. Ainsi, la Réunion Inter-Laboratoire a vocation à devenir dès le début du mandat un Comité de Pilotage Stratégique de la Recherche (CPSR). La garantie d’un financement de base stable aux unités de recherche, à hauteur de leurs besoins réels ne suffit pas. L’organisation des États Généraux de la Recherche sera lancée. Faire de la recherche un levier essentiel de la formation dès la licence, en renforçant la continuité master doctorat, en augmentant le nombre de contrats doctoraux, et en consolidant le collège doctoral pour offrir des formations doctorales plus ambitieuses, structurées et attractives.

Agir pour la nouvelle offre de formation. La pression démographique demeurera sur l’UPEC. Nous assumons pleinement notre mission de service public, de formation et d’émancipation de toutes et tous les jeunes de notre territoire dans un contexte de concurrence avec les universités intra-muros. En 1er cycle, il convient d’ajuster les capacités d’accueil à nos moyens. Le niveau master devra être renforcé, notamment en améliorant notre capacité à retenir nos diplômées et diplômés de 1er cycle. La création de nouveaux programmes gradués est indispensable. Une attention particulière devra être portée aux formations en apprentissage, levier de réduction des inégalités sociales, mais actuellement attaquées.

Agir avec une nouvelle méthode de gouvernance, plus participative. Les décisions devront être concertées pour être comprises et partagées. Ceci passera par une restauration du dialogue social, une coordination politique entre les directions et les services pour assurer adaptation, fluidification et facilitation. Nous réinstaurerons le dialogue dans les instances et le déploierons dans des séminaires de travail et des conventions associant la communauté universitaire dans son ensemble. Nous nous saisirons du sujet des carrières et de l’attractivité pour qu’il soit réellement pris en compte, notamment pour les personnels BIATSS.

Agir pour et avec les étudiantes et étudiants. Nous voulons une université plaçant les étudiantes et étudiants au centre de son action, poursuivant les actions du Schéma Directeur de la Vie Étudiante (2025-2030) afin d’améliorer les conditions de vie de toutes et tous. L’UPEC doit former dans la capacité à penser et agir dans un monde incertain, mais aussi un monde traversé par des évolutions prévisibles, notamment les effets des crises environnementales et des tensions internationales.

Agir en partenariat, du territoire à l’international. Ancrée dans le Val-de-Marne (94), la Seine-et-Marne (77) et la Seine-Saint-Denis (93), l’UPEC participe activement aux logiques d’aménagement et de développement de ces territoires. L’animation de la coordination territoriale universitaire avec l’université Gustave Eiffel est une urgence comme celle du Pôle Universitaire d’Innovation (PUI) SEVille et nos relations avec nos partenaires stratégiques. Le précédent mandat nous a inscrits dans le cadre de l’alliance Aurora. Nous rendrons plus concret pour nos étudiantes et étudiants notre engagement européen par les diplômes et la mobilité et accentuerons notre politique en recherche et enseignement à l’international.

Agir sur nos nécessités patrimoniales dans la transition écologique. L’UPEC a un héritage patrimonial qu’il faut accompagner vers des standards plus écologiques. Le patrimoine des années 80 et 90 devra être réhabilité, le financement dans les 10 ans des investissements nécessaires devra être anticipé. Nous porterons aussi les nouveaux projets s’intégrant au Grand Paris et à l’Est parisien par le SPSI et préparerons le prochain CPER. Nous connaissons les dossiers et les ferons aboutir.

Rassembler, simplifier, agir. Pour demain, un constat pragmatique s’impose. Les tensions qui pèsent sur l’enseignement supérieur ne sont pas conjoncturelles : elles interrogent notre modèle, nos conditions de travail, notre capacité à former, à faire de la recherche et à jouer pleinement notre rôle d’ascenseur social.

L’UPEC dispose d’atouts solides. Elle est fondée sur la formation par la recherche. Le Grand Paris et l’Est parisien, en particulier le Val-de-Marne (94), la Seine-et-Marne (77) et la Seine-Saint-Denis (93), constituent son territoire privilégié d’observation, d’expérimentation et de partenariats. S’y articulent sciences du vivant, sciences de l’environnement, sciences humaines et sociales, lettres et langues, droit et sciences politiques. L’UPEC est une communauté engagée avec une expérience collective de transformation. Demain, nous voulons rassembler autour d’un projet concret, simplifier le quotidien de toutes et de tous, agir par un pilotage réaliste et raisonné pour une stratégie de signature et de leadership visible.

02 · Notre candidat à la présidence

Pierre Wolkenstein

Pierre Wolkenstein

Pierre Wolkenstein

Candidat à la présidence de l’UPEC

Pierre Wolkenstein est Professeur des Universités-Praticien Hospitalier (PU-PH) en dermatologie à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC). Il exerce dans le service de dermatologie des Hôpitaux Universitaires Henri-Mondor (AP-HP) depuis 1992, dont il assure la direction depuis 2018.

Ses travaux portent sur les maladies génétiques rares en dermatologie et spécifiquement les neurofibromatoses. Il coordonne depuis 2004 le Centre de référence des neurofibromatoses (Henri-Mondor), l’un des centres les plus actifs au niveau international dans ce domaine. Son activité scientifique représente environ 485 articles indexés et un indice H de 66 (Web of Science), avec des travaux récents publiés notamment dans The Lancet.

Sur le plan institutionnel, Pierre Wolkenstein a exercé de nombreuses responsabilités aux niveaux national et européen. Il a présidé la Société française de dermatologie (2008-2010), le Collège des Enseignants de Dermatologie de France (CEDEF, 2011-2013) et la section 50 du Conseil national des universités (2021-2024). À l’échelle européenne, il a représenté la France à l’Académie européenne de dermatologie et de vénéréologie (EADV) de 2013 à 2019, puis présidé successivement son Comité des Statuts et du Développement (2016-2020) et son Comité d’Éthique (2021-2024).

À l’UPEC, Pierre Wolkenstein est Doyen de la Faculté de Santé depuis 2018. En 2024, il a exercé les fonctions de conseiller médical pour l’enseignement supérieur et la recherche auprès du ministre chargé de la Santé.

485Articles indexés
H66Indice H (WoS)
+30 ansHenri-Mondor
03 · Nos 15 engagements prioritaires

Nos engagements

01
Simplifier : le premier acte du mandat
Clarifier les circuits de décision, désigner des référents par domaine, décentraliser certains actes courants vers les composantes. Des délais annoncés et tenus, une coordination documentée et visible.
02
Rétablir l’investissement
Le retour à l’équilibre financier ouvre de nouvelles perspectives : financement stable des unités de recherche, relance des dynamiques de projets, sécurisation des conditions de travail.
03
Gouverner avec clarté et transparence
Convention citoyenne universitaire, séminaires de travail, espaces d’échange : les décisions seront concertées pour être comprises et partagées, en lien avec les conseils centraux.
04
Reconnaître et valoriser tous les personnels
Revaloriser la politique indemnitaire des personnels administratifs et techniques, actualiser la cotation des emplois, protéger le temps de recherche, rendre transparents les critères de promotion.
05
Construire la signature scientifique de l’UPEC
États Généraux de la Recherche dès le premier semestre, comité de pilotage stratégique avec les directeurs d’unités, service mutualisé d’appui aux projets européens.
06
L’IA comme levier stratégique
Institut IA sans murs fédérant les compétences en informatique, droit, santé et sciences humaines, avec une enveloppe budgétaire dédiée, ouvert à toute la communauté.
07
Renforcer le continuum licence-master-doctorat
Ajuster les capacités d’accueil, renforcer le master, augmenter les contrats doctoraux, développer des programmes gradués. Défendre l’apprentissage comme levier contre les inégalités.
08
Accompagner la réussite et le bien-être de chaque étudiant
Consolider la Maison de la Santé et le pôle social, renforcer le soutien psychologique, pérenniser les Conventions Citoyennes Étudiantes, développer les campus comme lieux de vie.
09
Faire de l’inclusion un marqueur de l’identité de l’UPEC
Intégrer l’accessibilité universelle dès la conception de tous les projets, reconnaître les aidants, former l’ensemble des personnels et étudiants, garantir l’accessibilité numérique.
10
Lutter contre toutes les discriminations
Poursuivre la politique d’égalité et de diversité contre les racismes et l’antisémitisme. Renforcer les dispositifs contre les violences sexistes et sexuelles.
11
Ancrer l’université dans ses territoires
Conseil territorial des parties prenantes, coordination urgente avec Gustave Eiffel et le Pôle Universitaire d’Innovation, diagnostic territorial partagé.
12
Structurer et développer nos partenariats
Animer les partenariats existants, cibler les acteurs prioritaires, simplifier les circuits de conventionnement, diffuser une culture de l’action partenariale.
13
Un engagement européen concret via Aurora
Diplômes communs et mobilités élargies, participation renforcée aux projets européens, plaidoyer pour un financement national pérenne des alliances universitaires.
14
Porter une stratégie internationale cohérente et partagée
Stratégie pluriannuelle en réseau (Afrique francophone, Amérique latine, Indo-Pacifique, Canada), internationalisation à domicile, mobilité ouverte aux personnels administratifs.
15
Engager la transition écologique de notre patrimoine
Réhabiliter le patrimoine des années 80-90, préparer le prochain contrat de plan État-Région, faire du développement durable un cadre de référence pour chaque décision immobilière.
04 · Le projet

Nos axes strategiques

Une gouvernance plus claire, plus transparente, plus délibérative

Changer la méthode

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

Une université ne conduit ses transformations qu’avec la confiance de sa communauté. Cette confiance se construit par la clarté des décisions, la lisibilité des processus, la publicité des arbitrages, et par la capacité collective à délibérer en amont des choix. La transparence est la condition d’une gouvernance académique légitime ; la délibération en est l’exercice ; le dialogue social en est la garantie.

L’UPEC a su, au fil des années, construire une identité forte : un ancrage territorial assumé, un engagement de service public exigeant, et une présence européenne qui lui a ouvert des coopérations durables. Ce programme prolonge cette trajectoire. Il ne la revendique pas comme un héritage figé : il entend lui donner une nouvelle impulsion, en renforçant la méthode qui permettra à la communauté de s’en approprier les choix.

Diagnostic

La gouvernance de l’UPEC est plurielle : présidence et équipe présidentielle, conseil d’administration, conseil académique (CR, CFVU), composantes, unités de recherche, grands projets (Erasme, PUI, SAPS, Aurora), services centraux, instance de dialogue social (CSA). Elle est traversée par un instrument décisif, le contrat d’objectifs, de moyens et de performance (COMP) signé avec l’État, qui engage l’établissement sur plusieurs années. Dans la prochaine phase contractuelle (2027), le COMP ne portera plus sur 2 % mais sur 100 % de la subvention de service public : il deviendra le cadre structurant de l’ensemble des orientations stratégiques, ce qui rend d’autant plus impérative la qualité du processus qui le prépare.

La gouvernance universitaire tend naturellement vers une logique d’accumulation des engagements, dans laquelle la recherche du consensus peut primer sur la publicité des arbitrages. Lorsque les priorités ne sont pas suffisamment hiérarchisées, la communauté peut se retrouver informée des décisions plutôt qu’associée à leur élaboration. Ce n’est pas une spécificité de l’UPEC : c’est une tension structurelle de la gouvernance universitaire.

La période récente a ajouté une difficulté d’un autre ordre. Des dossiers engagés n’ont pas été consolidés. Des dispositifs qui auraient pu jouer un rôle structurant sont restés en suspens : par exemple la convention de coordination territoriale (successeur de la Comue, cadre de coopération avec l’Université Gustave Eiffel). Le dialogue avec les unités de recherche et les composantes a manqué de substance. Le prochain mandat part donc avec une double exigence : reprendre des chantiers interrompus et approfondir la méthode de gouvernance pour que cette situation ne se reproduise pas.

RIPEC et avancement de grade

Les modalités de fonctionnement des commissions compétentes pour le RIPEC (composante individuelle C3) et des avancements de grade restent peu connues des personnels concernés, et leurs conclusions et motivations ne font pas toujours l'objet d'une communication aux candidats dont le dossier n'a pas été retenu. Pour les enseignants du second degré affectés à l'UPEC, cette situation appelle un travail de coordination avec le rectorat afin d'améliorer l'information disponible.

Association des unités de recherche à la stratégie de l’établissement

La complémentarité entre laboratoires de recherche et composantes est un atout de l’organisation universitaire. Les directeurs de laboratoire ont exprimé le souhait d’être davantage associés à la co-élaboration de la stratégie recherche, au-delà des seuls échanges d’information : c’est une attente légitime à laquelle il faut apporter une réponse structurée.

Transversalité et vision pluriannuelle

La gouvernance gagnerait à mieux articuler ses différents chantiers dans une projection stratégique à moyen terme, notamment en matière de politique des postes. Une part significative des enseignants-chercheurs partira à la retraite dans les cinq prochaines années : cette fenêtre est une opportunité de recomposer les équipes de manière concertée, à condition de s’y préparer dès le début du mandat.

La CCT, un dispositif à mieux exploiter

Un dispositif existant n’a pas encore été investi à la hauteur de leur potentiel : la Convention de Coordination Territoriale (CCT) avec l’Université Gustave Eiffel, dont le rôle de coordination institutionnelle reste à consolider.

Ambition

Nous portons une gouvernance qui fait de la clarté un principe de méthode, de la transparence une pratique quotidienne, de la délibération un mode de gouvernement et des choix une responsabilité assumée. Gouverner, c’est hiérarchiser : dire oui en connaissance de cause, savoir dire non en l’expliquant. Cela suppose une équipe présidentielle aux rôles explicites, des instances qui délibèrent au vu de dossiers complets, un COMP construit en commun dès le premier semestre du mandat, un dialogue social approfondi qui ne se limite pas au CSA, et des espaces de débat qui inscrivent la communauté et ses partenaires dans la fabrique des choix.

Cette ambition délibérative s’étend à la gouvernance de la recherche, avec la création d’un espace dédié de co-élaboration stratégique associant directeurs de laboratoire et directions de composantes. Elle englobe une politique des postes pluriannuelle, construite collectivement, qui capitalise sur la fenêtre de renouvellement générationnel plutôt que de la subir. Elle implique enfin de mieux exploiter des dispositifs existants (Convention de Coordination Territoriale, PUI) et de créer une conférence universitaire territoriale, qui donne à l’UPEC les moyens d’assumer pleinement son rôle d’acteur du territoire.

Engagements

  • Convoquer une convention citoyenne universitaire, associant personnels, étudiants tirés au sort et partenaires territoriaux, sur les grandes orientations de l’établissement.
  • Ouvrir des séminaires et états généraux thématiques (formation, recherche, immobilier et campus, transition, vie étudiante), dont un cycle dédié à la préparation du COMP, traité comme l’objet démocratique central du mandat : mandat de négociation débattu et publié en amont, retours d’étape devant les instances, indicateurs et bilans périodiques accessibles à toute la communauté.
  • Clarifier l’organisation de l’équipe présidentielle : expliciter le périmètre des vice-présidents statutaires, des VP délégués et des assesseurs, avec des lettres de mission rendues publiques, des lignes de responsabilité explicites et une articulation lisible avec les services centraux mais aussi les composantes et les unités de recherche.
  • Approfondir le dialogue social en allant au-delà des obligations réglementaires et du seul CSA : information loyale et en amont des projets structurants, calendriers concertés.
  • Rendre publics priorités, calendrier, données et résultats : hiérarchie annuelle des priorités stratégiques (et de ce que l’établissement choisit de ne pas porter), dossiers préparatoires des décisions, données utiles (budget, RH, formation, recherche, immobilier, DD&RS) dans des formats lisibles, et tableau de bord public des engagements présidentiels.
  • Améliorer la transparence des décisions RIPEC et d’avancement de grade : améliorer l’évaluation elle-même et rendre les critères d’attribution explicites et publics ; garantir un retour motivé et individualisé à chaque candidat non retenu, et organiser les séances de manière à permettre aux directeurs de composantes et de laboratoires de participer pleinement à chaque séquence. Engager un travail avec le rectorat pour améliorer l’information des enseignants du second degré affectés à l’UPEC et soutenir plus activement leurs demandes de promotions.
  • Créer un CSPR (Comité stratégique du pilotage de la recherche) permanent en substitution de la réunion interlaboratoire, offrant aux directeurs de laboratoire un espace de co-élaboration de la stratégie recherche, et examiner les conditions d’extension de la délégation de signature aux directeurs d’unité pour les actes courants de gestion.
  • Bâtir une politique des postes pluriannuelle et transparente, fondée sur une projection des départs à la retraite et des besoins par domaine, construite en concertation avec les composantes et les unités de recherche, en faisant de la fenêtre de renouvellement générationnel des cinq prochaines années une opportunité stratégique délibérément saisie.
  • Activer pleinement la Convention de Coordination Territoriale comme espace de coordination institutionnelle et investir davantage le PUI, en particulier dans le champ de la santé, en cohérence avec l’implantation de l’UPEC autour du pôle Henri-Mondor.
  • Créer une conférence universitaire territoriale, associant les collectivités locales (villes, intercommunalités, département, Région), les partenaires économiques et sociaux, les acteurs culturels et les représentants des usagers, comme instance consultative permanente sur les grandes orientations de l’établissement.

Une formation ambitieuse, une université qui fait réussir

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

L’UPEC est une université engagée. Par son territoire, elle accueille 45 000 étudiants dans toute leur diversité, qu’elle soit sociale, culturelle, académique, et c’est précisément cette diversité qui fonde sa vocation. Université de proximité en 1er cycle au cœur d’un bassin de population dense et dynamique, elle dispose de tous les atouts pour former des étudiants capables de réussir académiquement et de s’insérer professionnellement.

Assumer ce rôle social ne signifie pas renoncer à l’exigence : cela signifie construire les conditions pour que chaque étudiant, quel que soit son profil à l’entrée, puisse atteindre son plein potentiel. Former avec ambition, c’est refuser à la fois le décrochage subi et l’excellence réservée à quelques-uns.

Depuis plus de 50 ans, l’UPEC fait de la professionnalisation une priorité, en proposant des diplômes adossés à une recherche de pointe et fortement orientés vers l’insertion professionnelle. Pionnière dans le développement de l’alternance dans l’enseignement supérieur (premier CFA du supérieur dans les années 1990, premier CFA interuniversitaire d’Île-de-France), elle dispose aujourd’hui d’une offre solide, innovante et renouvelée, pleinement intégrée à sa stratégie de formation 2026-2031.

Une université professionnalisante n’est pas une université au rabais : c’est une université qui prend au sérieux le devenir de ses étudiants. Former des diplômés capables de s’insérer, d’entreprendre et de se reconvertir tout au long de leur vie est une mission d’intérêt général, et un levier puissant de réduction des inégalités sociales sur le territoire.

Diagnostic

L’UPEC fait face à des défis réels, qu’il serait vain de minorer. Le taux d’échec en première année postbac demeure élevé : trop d’étudiants, dont certains aux profils fragiles, se retrouvent sans filet d’accompagnement suffisant face aux exigences de l’enseignement supérieur. Ce constat appelle des réponses pédagogiques concrètes.

Dans le même temps, la pression sur les enseignants s’est alourdie. La multiplication des tâches administratives empiète sur le temps consacré à la pédagogie et à la recherche. Les équipes enseignantes, déjà très sollicitées, ne peuvent pas indéfiniment absorber des charges supplémentaires sans que la qualité de l’enseignement s’en ressente.

Enfin, l’UPEC peine parfois à attirer les meilleurs bacheliers depuis la suppression des quotas académiques au sein de la région et à les retenir une fois diplômés de 1er cycle. Cette attrition fragilise non seulement les BUT et licences, mais aussi le vivier de masters et de doctorats. Ce n’est pas une fatalité : c’est un défi stratégique qu’il nous faut relever. L’ouverture en 2027 de la ligne 15, qui mettra 1 million d’habitants en plus à 30 minutes du campus centre, est un levier qu’il faudra activer.

Mais l’UPEC dispose d’atouts réels dans le domaine de la professionnalisation : un CFA réinternalisé en 2021, plus de 140 formations en alternance, près de 6 000 conventions de stage par an, et un réseau actif d’acteurs socio-économiques partenaires. Ces résultats sont le fruit d’un investissement constant, à confirmer et à amplifier.

Plusieurs tensions méritent d’être identifiées. La loi de juillet 2025, qui réduit la prise en charge des contrats d’apprentissage post-bac+3, aurait pu nous fragiliser. Grâce à la mobilisation de tous les acteurs de l’UPEC, le nombre d’apprentis est resté stable en 2026, à 4 060 apprentis. Le marché de l’alternance reste néanmoins plus concurrentiel, et l’UPEC doit continuer à se distinguer par la qualité et la pertinence de ses formations plutôt que par le seul volume.

Enfin, l’entrepreneuriat, bien que reconnu comme levier de développement de compétences transversales, reste un parcours marginal dans l’offre de formation. Les alumni de l’enseignement supérieur public représentent 60 % des créateurs d’entreprise : ce vivier est sous-animé. Enfin, la formation tout au long de la vie, malgré son potentiel, n’est pas encore pleinement intégrée dans une logique de parcours flexibles et modulaires.

Ambition

Renforcer l’image de l’UPEC comme université dont les formations sont reconnues pour leur qualité, leur innovation et leur ancrage territorial. Une université qui accompagne chaque étudiant dans sa réussite sans sacrifier l’exigence, qui attire des profils diversifiés y compris les plus brillants, et qui développe des formations en phase avec les besoins économiques et sociaux de son territoire.

Cette ambition repose sur quatre axes :

  • Mieux accompagner pour mieux faire réussir. Les étudiants aux profils fragiles ne doivent pas être livrés à eux-mêmes dans les grandes promotions de première année. Nous devrons développer des dispositifs renforcés de tutorat, de mentorat et de remise à niveau ciblée, ainsi que des passerelles facilitant les réorientations. L’objectif est clair : réduire significativement le décrochage en BUT1/L1 sans abaisser le niveau des diplômes.
  • Renforcer l’attractivité de l’UPEC. Pour attirer et fidéliser les étudiants, nous développerons une offre de formation lisible et ambitieuse : parcours d’excellence en licence, masters aux positionnements différenciés, développement volontariste de l’alternance. L’alternance est à la fois un levier d’insertion professionnelle et un outil de réduction des inégalités sociales et probablement le seul moyen de faire venir en master des étudiants venant de régions. Nous nous fixerons un objectif concret d’augmentation du nombre d’étudiants en master, notamment par une meilleure continuité entre licence et master au sein de l’UPEC, afin de rééquilibrer les cycles (68 % en 1er vs 27 % en 2ème et 5 % en 3ème cycle, sur la base des diplômes nationaux en 2024-2025).
  • Alléger la charge des enseignants. La qualité de la formation dépend directement de la qualité des conditions de travail des enseignants. Nous nous engageons à réduire la part administrative qui pèse sur eux : simplification des procédures et accompagnement dans la transformation des modalités d’évaluation, particulièrement dans les formations à forts effectifs.
  • Faire de l’UPEC une université de la réussite à l’insertion professionnelle de ses diplômés : une université où l’alternance, les stages, l’entrepreneuriat et la formation continue constituent un continuum cohérent, accessible à tous, au service d’une employabilité forte, durable et équitable.

Engagements

  • Mettre en place un plan de réussite en BUT1/L1 : renforcement du tutorat et du mentorat, remise à niveau ciblée dès la rentrée, suivi des étudiants fragilisés.
  • Développer significativement l’alternance en apportant un appui concret aux équipes pédagogiques qui le souhaitent et en accompagnant les étudiants dans la recherche de contrats.
  • Augmenter le taux de poursuite en master à l’UPEC, par une meilleure lisibilité des parcours licence-master et le développement de masters aux positionnements originaux, en lien avec les acteurs socio-économiques du territoire.
  • Alléger la charge administrative des enseignants : audit des procédures, simplification des outils.
  • Renforcer le continuum bac-3/bac+3 avec les lycées du territoire, pour mieux faire connaître l’offre de formation de l’UPEC et construire des parcours d’orientation fluides.
  • Soutenir l’innovation pédagogique en accompagnant les enseignants qui souhaitent diversifier leurs pratiques, sans en faire une injonction supplémentaire.
  • Accroitre la poursuite en doctorat en créant des parcours master-doctorat (graduate programs).

Une recherche ambitieuse, stratégique pilotée et utile à la société

Construire une signature scientifique et des axes de leadership

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

La recherche est au cœur de l’identité de l’UPEC. La qualité de ses laboratoires, la diversité de ses domaines et son ancrage territorial en font une université dont le potentiel scientifique est réel. L’évaluation HCERES de 2023 confirme des forces sérieuses ; elle pointe aussi des marges de progrès que nous voulons saisir.

La signature « université engagée » est un atout, non une stratégie. Elle doit être précisée, partagée et opérationnalisée. Une politique de recherche ambitieuse n’est pas uniformisatrice : elle doit s’adapter aux réalités structurelles différentes des sciences du vivant, des sciences et technologies et des sciences humaines et sociales, tout en portant un projet commun lisible sur la scène nationale et internationale.

Notre université dispose d’atouts considérables : des équipes engagées, des chercheurs reconnus, un ancrage territorial fort, une diversité de disciplines qui est une richesse mais notre potentiel est encore sous-exploité et souvent freiné par la complexité administrative, la dispersion des moyens, un manque de lisibilité stratégique ou de reconnaissance.

Diagnostic

Une signature à préciser et à s’approprier

La signature « université engagée qui porte sa vision de la transformation sociale et environnementale » est reconnue par le HCERES, qui en propose une formulation plus précise que l’usage interne. Cet énoncé est une base solide, mais il a été construit de manière descendante : il n’a pas été véritablement approprié par les laboratoires, ni traduit en critères et indicateurs partagés. Pour être opérationnel, il doit être reconstruit de manière ascendante, en partant de ce que chaque unité de recherche y met concrètement.

Des axes thématiques, pas encore des axes stratégiques

Les axes dits « stratégiques » de l’UPEC sont en réalité des axes thématiques. Le HCERES et les acteurs internes partagent ce constat : leur fonction motrice est limitée et ils ne s’adossent pas à tous les secteurs porteurs de l’établissement. De véritables axes stratégiques énoncent des finalités, mobilisent des moyens identifiés et s’appuient sur des critères et des indicateurs. Ils ne se déduisent pas d’une liste thématique existante : ils émergent d’un travail collectif d’identification des domaines où l’UPEC peut réellement prétendre à un leadership. Ce travail n’a pas encore été fait.

Trois domaines aux réalités profondément différentes

L’UPEC se structure autour de trois grands domaines : sciences du vivant (santé et environnement), sciences et technologies, et sciences humaines et sociales. Ces domaines diffèrent par leurs critères de visibilité, leurs modes de valorisation (le brevet, pertinent en sciences du vivant et en ST, l’est beaucoup moins en SHS), leurs écosystèmes et leurs rapports au territoire. La valorisation en SHS sera un enjeu important de la politique de recherche de l’université.

Des grands projets et des instruments à mieux exploiter

Les grands projets et instruments stratégiques de l’UPEC (Aurora, Erasme, PUI SEVille, SAPS) représentent des leviers dont le potentiel est inégalement exploité selon les domaines. Erasme doit être conduit comme un outil pour conduire la transformation de l’UPEC en université engagée, et le PUI SEVille comme un instrument à fort potentiel pour le champ Santé-Environnement-Ville. Ces instruments ne sont pas également pertinents pour toutes les unités de recherche : leur efficacité dépend d’un positionnement explicite au regard de la signature et d’une appropriation différenciée par domaine.

Un accès aux financements à renforcer

Le faible nombre de projets européens soumis, confirmé par l’évaluation HCERES, tient pour partie à un déficit d’accompagnement à l’écriture scientifique. Les exigences croissantes des dossiers européens (sections impact, parité, empreinte carbone, plan de gestion des données) dépassent ce qu’on peut raisonnablement attendre de chaque chercheur. Un « Grant Office, cellule d’appui aux financements de la recherche mutualisée, a fait ses preuves là où il a été mis en place. Par ailleurs, les taux de succès aux appels à projets restent peu connus des chercheurs, ce qui limite leur capacité à prioriser leurs efforts. Un accompagnement de qualité et pertinent doit être apporté aux unités de recherche selon leurs spécificités.

Une politique doctorale et un environnement à renforcer

La politique doctorale mérite d’être renforcée : capacité d’encadrement (qui dépend du nombre d’habilités à diriger des recherches) et nombre de contrats doctoraux restant insuffisants. En général, les unités de recherche sont structurellement sous-dotées en soutien administratif, ce qui accentue la surcharge administrative et technique des enseignants-chercheurs.

Ambition

Nous voulons une politique de recherche à la fois lisible et différenciée : une signature commune construite avec les unités de recherche, des axes de leadership identifiés par un processus ascendant et délibératif, et des instruments réellement au service des unités de recherche et de leurs directeurs.

Cette ambition repose sur cinq axes :

  • Une signature affirmée et partagée : la démarche ascendante impliquant les laboratoires et les unités de recherche permettra de préciser ce que l’UPEC met derrière « université engagée », de la distinguer dans le paysage francilien et d’en tirer des conséquences en termes de directions, de moyens et d’indicateurs.
  • Des axes de leadership identifiés, pas décrétés : Les États Généraux de la Recherche permettront d’identifier, domaine par domaine, là où l’UPEC peut réellement prétendre à un leadership national ou international. Ces choix ne visent pas à éliminer des thématiques : ils visent à renforcer les moyens là où l’ambition est crédible.
  • Un environnement favorable à la recherche : Direction de la Recherche et de la Valorisation réformée, directeurs de laboratoire valorisés, Grant Office mutualisé, politique doctorale renforcée, dispositifs de temps de recherche mieux mobilisés et simplification du quotidien administratif : ces chantiers forment un ensemble cohérent au service des chercheurs et du personnel de la recherche.
  • Une politique des grands projets affirmée : cette stratégie ne doit pas être unique : elle doit être cohérente avec le positionnement territorial de l’UPEC, son profil pluridisciplinaire, et ses contraintes de moyens.
  • Porter une politique d’innovation et de valorisation ambitieuse, centrée sur le renforcement du lien entre recherche, formation et impacts socio-économiques, en s’appuyant sur ses atouts territoriaux.

Engagements

  • Organiser des États Généraux de la Recherche dès le premier semestre du mandat, associant l’ensemble des unités de recherche et des composantes, pour construire de manière ascendante la signature scientifique de l’UPEC et identifier les domaines où elle peut revendiquer un leadership. Ce processus n’est pas une enquête de satisfaction : c’est un moment délibératif qui aboutit à des choix assumés et des moyens alloués.
  • Professionnaliser le support à la recherche : simplification administrative, structuration des fonctions support, gestion efficace des contrats et valorisation. Professionnalisation des équipes. Articulation efficace des « processus intégrés recherche » (entre directions DRV, DAF, Agence comptable, DRH…).
  • Piloter la recherche avec exigence et transparence : Nous mettrons en place i) des indicateurs clairs et partagés, ii) un dialogue stratégique clair avec les laboratoires (Conseil du Pilotage Stratégique de la Recherche) et iii) une allocation des moyens équitable et assumée.
  • Conduire une lecture critique et partagée de l’évaluation HCERES avec les unités de recherche : identifier ce qui a été sous-estimé ou a émergé depuis 2023, débattre de la pertinence des critères utilisés et fonder la nouvelle feuille de route sur un diagnostic actualisé et partagé plutôt que sur une évaluation extérieure acceptée sans examen critique.
  • Positionner les grands projets et instruments stratégiques au regard de la signature (Aurora, Erasme, PUI SEVille, SAPS) : identifier pour chacun les unités de recherche concernées, les objectifs poursuivis et les résultats attendus, afin d’en faire de véritables leviers plutôt que des engagements de principe.
  • Différencier la politique de recherche selon les trois grands domaines (sciences du vivant, sciences et technologies, sciences humaines et sociales) : définir pour chacun des critères de visibilité, des modalités de valorisation et des indicateurs adaptés à leurs spécificités structurelles.
  • Renforcer le soutien en personnel d’appui à la recherche des laboratoires des unités de recherche dont les effectifs BIATSS sont structurellement inférieurs à leur poids en enseignants-chercheurs pour certains.
  • Revaloriser la fonction de directeur de laboratoire : reconnaissance institutionnelle renforcée, allègement des obligations d’enseignement pour les directeurs des unités d’importance significative et implication dans les décisions stratégiques de recherche de l’établissement.
  • Créer un Grant Office mutualisé chargé d’accompagner les enseignants-chercheurs dans le montage et la rédaction de projets, notamment européens.
  • Renforcer la politique doctorale : encourager activement l’habilitation à diriger des recherches, augmenter le nombre de contrats doctoraux en diversifiant les sources de financement (thèses CIFRE, COFRA), et envisager une formation à l’encadrement doctoral comme condition d’accès à la direction de thèse.
  • Mobiliser proactivement les dispositifs de temps de recherche insuffisamment utilisés : délégations, CRCT, candidatures IUF, projets ANR avec décharge d’enseignement. Mieux informer et accompagner les enseignants-chercheurs sur les critères RIPEC pour leur permettre de valoriser efficacement leurs activités.
  • Simplifier le quotidien administratif des laboratoires : simplifier les procédures, réduire les délais sur les bons de commande, fluidifier les validations de déplacements, faciliter les commandes à financeurs multiples, mutualiser les contrats de maintenance entre composantes, et garantir une information claire sur les reports de crédits en fin d’année.
  • Investir dans les infrastructures et le numérique : soutenir le développement de plateformes scientifiques de pointe, mettre en place un système d’information recherche pertinent et porter une politique ambitieuse de données et science ouverte.
  • Structurer l’innovation et la valorisation : structurer des écosystèmes d’innovation autour de la signature scientifique et des leaderships, développer des plateformes collaboratives ou living labs associant laboratoires, entreprises, collectivités et acteurs territoriaux (comme le GHU). Intégrer pleinement les apports SHS aux dynamiques d’innovation. Diffuser une culture de l’innovation à l’ensemble de la communauté universitaire. Cette politique devra s’inscrire dans une logique d’impact mesurable (sociétal, environnemental, économique), afin de positionner l’UPEC comme un acteur clé de l’innovation responsable, inclusive et ancrée dans les enjeux de la mégalopole. Mieux articuler nos actions avec le PUI SEVille comme acteur structurant en coordonnant les dispositifs de valorisation.

Innovation & IA — Vers une stratégie intégrée et un Institut sans mur

De la cartographie des usages à la création d’un Institut IA ancré dans les territoires du Grand Paris Est

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

L’intelligence artificielle est un levier d’innovation majeur pour une université dans la formation et la recherche : elle accélère la production scientifique, ouvre de nouveaux champs interdisciplinaires, enrichit les formations et renforce la capacité à concevoir des projets à impact démontrable. L’UPEC dispose, sur ce terrain, d’atouts sérieux et divers : des compétences reconnues en informatique, en droit du numérique, en sciences de la santé et en sciences humaines et sociales, des laboratoires engagés, un ancrage territorial dans le Grand Paris Est qui est un terrain d’expérimentation unique. Ces atouts forment une base solide pour construire une stratégie IA ambitieuse et visible, fondée sur ce que l’UPEC sait déjà faire.

Diagnostic

L’UPEC a toutes les conditions pour faire de l’IA un axe d’innovation stratégique à part entière. Ses compétences couvrent des domaines complémentaires, informatique, droit, santé, SHS, qui font précisément la force des approches interdisciplinaires que les grands programmes européens et les partenaires industriels recherchent. Ce qui reste à construire, c’est la mise en visibilité et la coordination de ces forces : une signature commune, un espace de travail partagé, une ambition collective. C’est l’objet de l’Institut IA sans mur : non pas créer quelque chose de nouveau, mais fédérer, en partant des laboratoires et des composantes, ce que l’UPEC sait déjà faire.

Ambition

L’UPEC a les atouts pour être un acteur reconnu de l’innovation par l’IA. L’Institut IA en est la première expression : construire en interne une signature scientifique commune, cohérente avec notre identité pluridisciplinaire et notre ancrage territorial, pour la porter avec force sur la scène nationale et européenne.

Engagements

  • 1. L’IA comme levier transversal et un pilotage politique dédié
  • L’UPEC fait le choix de positionner l’IA comme levier stratégique de son innovation scientifique, un choix offensif, ancré dans ses forces disciplinaires et son territoire, et non une réponse d’adaptation à une mode. Ce positionnement s’inscrit dans un cadre responsable (souveraineté, éthique, durabilité environnementale, protection des compétences critiques). Il sera porté au plus haut niveau de la gouvernance universitaire, en lien étroit avec la politique de recherche.
  • 2. Cartographier l’activité IA à l’UPEC : premier acte du mandat
  • Dès le début du mandat, en articulation avec les États Généraux de la Recherche, lancer une cartographie complète de l’activité IA : projets de recherche, compétences, formations, outils déployés, premiers partenariats. L’objectif est de révéler et de valoriser ce que l’UPEC fait déjà, et d’identifier les domaines où ses forces permettent de revendiquer un leadership en innovation par l’IA. Conduite de manière ascendante et différenciée selon les trois grands domaines (sciences du vivant, sciences et technologies, et SHS-DEG), elle constitue le socle de l’Institut et alimente directement la task force fondatrice.
  • 3. Institut IA : fédérer les forces internes de l’UPEC
  • Sur la base de la cartographie, constituer une task force IA réunissant les enseignants et/ou chercheurs identifiés comme acteurs clés. Cette task force fonde l’Institut IA de l’**UPEC : une structure légère de coordination scientifique interne, sans personnalité juridique propre, qui fédère unités de recherche, composantes et formations autour d’une signature commune en innovation par l’IA. C’est le lieu où naissent et se structurent les projets interdisciplinaires IA de l’UPEC, en santé, ville durable, droit du numérique, sciences sociales. Il intègre pleinement les SHS et bénéficie d’un pilotage dédié au sein de l’équipe de direction. L’Institut sera doté d’une enveloppe budgétaire dédiée dès sa création (financement de projets interdisciplinaires amorcés en interne, soutien aux premières expérimentations, moyens d’animation de la communauté scientifique). Cet investissement initial est la condition de crédibilité du projet et du levier qu’il représente pour capter ensuite les financements européens. Dans un second temps, l’Institut s’ouvrira sur les instruments stratégiques existants (PUI SEVille), les financements européens (Horizon Europe, EIC) et les pôles de compétitivité (Systematic, Cap Digital, Medicen).
  • 4. Ancrer une culture de l’innovation
  • L’innovation par l’IA ne se décrète pas : elle se construit dans les pratiques, les parcours et les mentalités. L’UPEC s’engage à diffuser cette culture à l’ensemble de sa communauté, en s’appuyant sur trois leviers. Reconnaître et soutenir l’expérimentation : encourager les démarches d’innovation, y compris lorsqu’elles n’aboutissent pas, en finançant des preuves de concept et en reconnaissant l’engagement des enseignants-chercheurs dans des projets partenariaux comme une contribution à part entière à la vie scientifique de l’établissement. Former les étudiants et les enseignants à l’innovation par l’IA, avec l’appui du CIDP : intégrer des parcours, des projets et des mises en situation ancrés dans les enjeux réels du territoire (santé, transitions, droit du numérique) pour que chaque étudiant et chaque enseignant soit formé à penser et agir avec l’IA, quelle que soit sa discipline. Connecter chercheurs, étudiants et acteurs du territoire via les Innovation Labs de l’Institut : des espaces où se conçoivent, dès l’amont, des projets à impact réel avec les entreprises et les collectivités. L’innovation cesse d’être une activité périphérique : elle devient une dimension à part entière de l’identité de l’UPEC.

Simplifier pour mieux exercer ses missions

Des procédures lisibles, des circuits clairs, des outils au service de chacun

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

L’administration est au cœur des missions de l’université. Lorsqu’elle dispose des outils et de l’organisation adaptés à sa charge, elle contribue directement à la qualité de l’enseignement, de la recherche et de l’accueil des étudiants. Investir dans son amélioration, c’est investir dans le fonctionnement de l’université elle-même.

Simplifier n’est pas réduire : c’est permettre à chacun de se concentrer sur ses missions. Améliorer les outils, clarifier les circuits de décision, confier aux composantes et aux laboratoires davantage d’autonomie pour les actes courants, tirer parti du numérique et des potentialités de l’IA : ces chantiers sont concrets et accessibles.

Diagnostic

Comme beaucoup d’universités, l’UPEC a accumulé des outils et des procédures hétérogènes au fil du temps. Certains services nécessitent d’être mieux équipés : des logiciels-métier adaptés permettront une meilleure traçabilité, des délais plus prévisibles et des bilans plus faciles à produire. Ce n’est pas une question de compétences : c’est une question d’équipement et d’investissement.

La répartition des responsabilités entre services centraux, composantes et laboratoires mérite d’être revue pour les actes courants : commandes, ordres de mission validés en central, recrutements de vacataires. Une plus grande autonomie des composantes et des unités de recherche sur ces actes raccourcira les délais et allégera la charge des services centraux, sans nécessiter de réorganisation profonde.

Au-delà des outils, la lisibilité des processus peut encore progresser. Sur les dossiers transversaux, la répartition des responsabilités entre services gagnerait à être mieux documentée et plus visible. Une meilleure cartographie des circuits permet de réduire les doublons, de mieux orienter les sollicitations et de raccourcir les délais. Par ailleurs, les tâches de nombreux personnels BIATSS ont considérablement évolué en complexité (pilotage de projets européens, administration numérique, management intermédiaire), sans que leur catégorie ou leur rémunération aient toujours suivi. Ce décalage devra être mis à plat.

L’activité pédagogique génère elle-même une charge administrative croissante : construction des maquettes, rapports d’accréditation, gestion des jurys, traitement des candidatures sur Parcoursup et Mon Master. Cette charge pèse directement sur les enseignants et responsables de formation, sans appui suffisant. De même, les directeurs d’unités de recherche consacrent une part significative de leur temps à des tâches de gestion courante (commandes, contrats, suivi financier) qui empiètent sur leurs responsabilités scientifiques. Enfin, la période de suspension des paiements en fin d’exercice, qui s’étend sur près de six semaines, constitue une contrainte sérieuse pour la continuité des activités : peu d’organisations se permettent de bloquer leur activité financière un mois avant la clôture pour ne la rouvrir qu’un mois après.

Dans le domaine de la recherche, la répartition des coûts indirects (préciput) sur les projets est vécue par de nombreux laboratoires comme excessive et peu lisible. Les enseignants-chercheurs qui s’investissent lourdement dans le montage et le suivi de projets, notamment européens, ne bénéficient pas d’incitations suffisantes, alors que les heures complémentaires restent une alternative plus visible et immédiate.

Ambition

Des procédures lisibles, des délais prévisibles et des circuits clairs, pour que chacun puisse exercer ses missions dans de bonnes conditions. L’UPEC dispose d’une expertise interne en intelligence artificielle qu’elle peut mobiliser pour améliorer son propre fonctionnement, à condition d’éviter tout technosolutionnisme naïvement optimiste.

Cette ambition repose sur trois axes :

  • Des procédures documentées, fiables et prévisibles. La mise en place de systèmes de suivi des demandes, la dématérialisation des procédures restantes et l’engagement sur des délais de traitement sont des investissements accessibles qui améliorent concrètement le quotidien de tous.
  • Des composantes et des laboratoires plus autonomes. La décentralisation vers les composantes et les unités de recherche des actes administratifs courants raccourcira les délais, responsabilisera les équipes de terrain et allégera la charge des services centraux, là où c’est possible d’un point de vue RH.
  • Le numérique et l’IA pour améliorer le fonctionnement interne. L’UPEC dispose en interne d’une expertise de pointe en intelligence artificielle. La mobiliser pour concevoir des outils adaptés à ses propres procédures est une opportunité concrète : assistants basés sur les LLM, automatisation des tâches répétitives, meilleur accès à l’information pour l’ensemble de la communauté.

Engagements

  • Mettre en place des engagements de délais et des outils de suivi des demandes dans les services : systèmes de tickets, documentation des échanges, délais de traitement annoncés et tenus.
  • Améliorer les outils de gestion en faisant évoluer les outils existants vers des logiciels-métier adaptés, et en dématérialisant les procédures qui peuvent encore l’être.
  • Décentraliser vers les composantes et les unités de recherche les actes administratifs courants (commandes, ordres de mission, recrutements de vacataires) afin de réduire les délais et de responsabiliser les composantes et les laboratoires, là où c’est possible d’un point de vue RH.
  • Mobiliser l’expertise en IA des laboratoires de l’UPEC pour concevoir des outils d’aide à la gestion administrative : assistants fondés sur les LLM, automatisation de tâches répétitives, amélioration de l’accès à l’information.
  • Réviser la répartition des coûts indirects (préciput) sur les projets de recherche pour améliorer la lisibilité des règles et mieux rémunérer les laboratoires porteurs, notamment sur les projets européens.
  • Créer un dispositif d’intéressement pour les enseignants-chercheurs fortement impliqués dans le montage et le suivi de projets de recherche, afin de rendre cet investissement aussi attractif que les heures complémentaires d’enseignement.
  • Clarifier les processus transversaux et organiser la coordination entre services : cartographie des processus lourds, désignation de référents identifiés par domaine, publication d’une documentation accessible à tous les agents et usagers internes.
  • Réouvrir le dossier de la cotation des emplois BIATSS, vieille de plus de quinze ans, pour engager un chantier de recategorisation des postes dont les missions ont évolué vers davantage de complexité : pilotage de projets européens, administration numérique, encadrement intermédiaire. La catégorie et la rémunération doivent refléter la réalité des compétences exercées.
  • Renforcer l’appui administratif aux enseignants-chercheurs pour leurs manifestations scientifiques : structurer un appui dédié à l’organisation des colloques et journées d’études, afin de permettre aux enseignants-chercheurs de se concentrer sur leurs missions scientifiques.
  • Fournir un appui administratif aux responsables de formation pour le traitement des candidatures sur les plateformes Parcoursup et Mon Master : pré-traitement des dossiers, signalement des incomplétudes et organisation des convocations, pour réduire la charge opérationnelle pesant sur les équipes pédagogiques.
  • Réduire la période de suspension des paiements en fin d’exercice : engager un travail avec les services financiers et, le cas échéant, un dialogue avec les services de l’État, pour ramener cette période à une durée compatible avec la continuité des activités de recherche et d’enseignement.
  • Faciliter la conclusion de partenariats institutionnels : simplifier et accélérer les circuits de conventionnement avec les grandes institutions publiques et privées, en s’appuyant sur des modèles de conventions types validés et en réduisant les délais de traitement juridique et administratif.

Des personnels reconnus, une université qui s’engage

Reconnaissance, dialogue social et égalité pour l’ensemble des personnels

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

L’UPEC ne peut réaliser ses ambitions académiques et territoriales sans s’appuyer sur des personnels reconnus, accompagnés et engagés dans leur mission. BIATSS, enseignants et enseignants-chercheurs sont la cheville ouvrière du projet collectif : leur reconnaissance n’est pas un enjeu périphérique, c’est une condition de la réussite de l’université.

La qualité de vie au travail, la progression de carrière, le dialogue social et l’égalité entre toutes et tous ne sont pas des sujets de confort : ce sont des leviers de performance et d’attractivité. Une université qui traite bien ses personnels attire les meilleurs talents, les fidélise et crée les conditions d’un travail de qualité.

Diagnostic

Les personnels BIATSS subissent depuis des années une pression croissante : sous-effectifs dans plusieurs services, revalorisation indemnitaire insuffisante au regard du coût de la vie en Île-de-France, sentiment d’un manque de reconnaissance institutionnelle. Cette situation s’inscrit dans un contexte structurel défavorable : l’UPEC est historiquement une université sous-dotée par rapport aux établissements intra-muros parisiens, avec des niveaux indemnitaires sensiblement inférieurs à ceux pratiqués dans des universités comparables de la métropole, pour des agents soumis aux mêmes contraintes de transport et de coût de la vie. La précédente équipe présidentielle a engagé des efforts réels avec une revalorisation de l’IFSE, mais ces avancées restent fragiles et l’écart avec les établissements comparables demeure significatif. À cela s’ajoute une cotation des emplois vieille de plus de quinze ans, qui ne reflète plus la réalité des missions exercées par de nombreux agents (pilotage de projets européens, administration numérique, management intermédiaire) : ce décalage entre compétences exercées et reconnaissance statutaire est une source de frustration réelle. Un problème concret s’ajoute à ces tensions : les délais entre l’émission d’une fiche d’expression des besoins (FEB) et l’arrivée effective du collègue peuvent s’étaler sur de nombreux mois, dégradant le service rendu et reportant la charge sur les autres personnels, administratifs comme enseignants.

Quant aux enseignants et enseignants-chercheurs, ils font face à une dégradation continue de leurs conditions d’exercice. La pression administrative s’est alourdie, le temps de recherche est rogné par des obligations d’enseignement et de gestion croissantes. Les congés pour recherches ou conversions thématiques (CRCT), mécanisme essentiel de ressourcement scientifique, sont trop peu nombreux et inégalement répartis. Les perspectives de promotion demeurent opaques pour beaucoup, et l’attribution du RIPEC manque de lisibilité. Quant aux ESAS, leurs perspectives de progression de carrière sont particulièrement plus faibles que leurs collègues restés dans l’enseignement secondaire.

Le dialogue social a souffert d’un déficit de confiance : les instances sont trop souvent perçues comme des chambres d’enregistrement plutôt que comme de véritables espaces de co-construction. Sur le plan de l’égalité, des efforts ont été engagés, mais les inégalités persistent dans les déroulés de carrière, l’accès aux responsabilités et la prise en compte des situations de handicap. Les dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) existent mais doivent être renforcés, et tout comme ceux portant sur le harcèlement.

Ambition

Faire de l’UPEC un employeur exemplaire dans le secteur public : une université où chaque agent, quelle que soit sa catégorie ou son statut, se sent reconnu dans son travail, informé des décisions qui le concernent et accompagné dans sa progression.

Cette ambition repose sur trois axes :

  • Des personnels mieux reconnus et mieux accompagnés. La revalorisation indemnitaire des BIATSS, la réduction des délais de recrutement, la réouverture du dossier de recatégorisation des postes dont les missions ont évolué, la protection du temps de recherche des EC et l’accompagnement des ESAS dans leurs demandes de promotion sont des priorités concrètes.
  • Un dialogue social rénové. Les organisations syndicales et les représentants du personnel doivent être de véritables partenaires, consultés en amont des décisions et associés au suivi de leur mise en œuvre. La démocratie sociale interne est une force, pas une contrainte.
  • Une université exemplaire en matière d’égalité et d’inclusion. L’égalité femmes-hommes, l’inclusion des personnels en situation de handicap et la lutte contre toutes les formes de violences et de discrimination ne sont pas des obligations formelles : ce sont des engagements profonds qui doivent se traduire par des actions mesurables.

Engagements

  • Revaloriser la politique indemnitaire des BIATSS : augmentation de l’IFSE pour tous les grades et revalorisation ciblée de la CIA pour mieux reconnaître l’investissement individuel, avec l’objectif de réduire progressivement l’écart avec les établissements comparables de la métropole.
  • Réouvrir le dossier de la cotation des emplois et de la recategorisation des postes BIATSS dont les missions ont évolué en complexité (pilotage de projets européens, administration numérique, management intermédiaire) : la cotation des emplois, vieille de plus de quinze ans, doit être actualisée, et ce chantier, engagé dans d’autres établissements, est accessible et doit aboutir à une mise en adéquation de la catégorie et de la rémunération avec la réalité des compétences exercées.
  • Réduire les délais de recrutement des personnels BIATSS : s’engager sur des objectifs de délai entre l’émission de la fiche d’expression des besoins (FEB) et l’arrivée effective du collègue, afin de limiter la dégradation du service et la surcharge pesant sur les équipes en place.
  • Protéger le temps de recherche des enseignants-chercheurs : augmentation du contingent de CRCT attribués à l’UPEC, création d’un dispositif de décharge administrative pour les EC fortement impliqués dans des projets de recherche.
  • Créer un dispositif d’accompagnement de carrière pour les enseignants-chercheurs : entretiens de carrière réguliers, information transparente sur les critères de promotion et de passage MCF-PR.
  • Rendre transparents les motifs de promotion et d’attribution du RIPEC : un retour individualisé des raisons d’une non-promotion sera systématiquement proposé, qu’il s’agisse de l’avancement de grade ou du RIPEC.
  • Institutionnaliser un dialogue annuel avec le Rectorat : travailler de concert avec ce dernier pour objectiver les critères de promotion des ESAS et en augmenter le nombre.
  • Renforcer la formation au management des cadres : proposer des parcours de formation adaptés aux responsables d’équipes et de services, pour améliorer la qualité de l’encadrement et prévenir les situations de tension.
  • Rénover le dialogue social : réunions préparatoires systématiques avec les organisations syndicales avant chaque instance, suivi public des décisions prises et de leur mise en œuvre, consultation en amont des projets structurants.
  • Renforcer les dispositifs de lutte contre les VSS et le harcèlement : consolider les procédures existantes sur les violences sexistes et sexuelles, et mettre en place de façon effective un cadre dédié pour le signalement et le traitement du harcèlement moral et professionnel.
  • Adopter un plan d’action égalité femmes-hommes avec des objectifs mesurables : consolider la parité déjà atteinte dans les instances et les postes de direction, et poursuivre la réduction des écarts de rémunération.
  • Renforcer la politique d’inclusion des personnels en situation de handicap : amélioration de l’accessibilité des postes de travail, renforcement de la mission du référent handicap, sensibilisation des encadrants et des équipes.
  • Développer les services de la Maison des personnels : aide sociale de proximité, activités sportives et culturelles, soutien à la parentalité, pour améliorer la qualité de vie au travail de l’ensemble des agents.

Vie étudiante & Réussite

Accueillir, accompagner, faire réussir dans toute la diversité des parcours

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

Les étudiants ne sont pas les bénéficiaires passifs d’une prestation universitaire : ils sont partie prenante du projet de l’établissement. L’UPEC accueille des publics d’une diversité exceptionnelle, dans des territoires marqués par de fortes inégalités sociales. Cette réalité n’est pas un handicap à compenser : c’est une identité à assumer et une force à cultiver. Faire réussir ces étudiants, sans sacrifier aux exigences académiques, est le cœur de la mission de service public de l’UPEC.

La réussite étudiante ne se réduit pas à l’obtention du diplôme. Elle suppose des conditions de vie dignes, un accueil de qualité, un accompagnement adapté aux fragilités, des campus qui font vivre une communauté, et des espaces où l’engagement étudiant est reconnu et valorisé. Une université qui prend soin de ses étudiants forme des citoyens, pas seulement des diplômés.

Diagnostic

L’UPEC a construit au fil du temps des dispositifs réels. Sur le plan de l’accompagnement : une Maison de la Santé rénovée et inaugurée en avril 2026, au cœur du campus Centre, qui regroupe sur 400 m² l’ensemble des services de santé (médecins généralistes, infirmières, psychologues, médecine du travail) et accueille près de 5 000 étudiants chaque année ; le réseau Rhésus+ facilitant l’orientation dans le système de soins ; un réseau d’étudiants relais santé (ERS) ; un pôle social actif. Sur le plan de la participation : un Parlement étudiant créé en 2024, structuré en cinq collèges (conseils centraux, associations, composantes, doctorants, communauté estudiantine), qui incarne un principe fort d’inclusion des étudiants dans la vie et la stratégie de l’établissement. Depuis 2021, les Conventions Citoyennes Étudiantes (CCE), co-conçues par l’IEP et le Living Lab Algopo, proposent chaque année un processus délibératif innovant : tiré au sort, un groupe d’étudiants travaille pendant deux mois avec des scientifiques et des partenaires sur un enjeu environnemental ou social, pour produire des propositions d’action à l’échelle de l’université et de son territoire. Ce dispositif, inspiré de la Convention Citoyenne pour le Climat, est une expérimentation pédagogique, scientifique et transformative dont l’UPEC est pionnière. Ces acquis sont sérieux et constituent une base rare dans le paysage universitaire français.

Ils ne doivent pas masquer des fragilités persistantes. La précarité étudiante reste élevée sur le territoire de l’UPEC : difficultés de logement, situations de détresse psychologique insuffisamment détectées, fractures numériques et culturelles qui pèsent sur les parcours. L’accès aux droits reste complexe pour de nombreux étudiants étrangers. La vie de campus, inégale selon les sites, ne crée pas toujours le sentiment d’appartenance à une communauté. L’engagement étudiant est valorisé dans les textes mais insuffisamment reconnu dans les faits.

Ambition

Faire de l’UPEC une université où chaque étudiant, quels que soient son parcours et sa situation, dispose des conditions nécessaires pour réussir et s’épanouir. Cela suppose trois orientations simultanées : un accompagnement social et psychologique renforcé, des campus qui font vie collective, et une participation étudiante réelle à la transformation de l’établissement.

Cette ambition repose sur trois axes :

  • Un accompagnement global de la réussite. Du premier contact avec l’université jusqu’à l’insertion professionnelle, chaque étudiant doit pouvoir trouver un appui adapté à sa situation : orientation, soutien académique, aide sociale, accompagnement psychologique, accès aux soins. L’enjeu est de rendre ce système lisible et accessible.
  • Des campus vivants et inclusifs. La qualité de la vie de campus conditionne l’attachement à l’établissement, la rétention des étudiants et leur sentiment d’appartenance. Chaque site de l’UPEC doit disposer d’espaces de travail, de vie collective et d’expression culturelle à la hauteur de ses publics.
  • Une participation étudiante structurée et valorisée. Le Parlement étudiant et les Conventions Citoyennes Étudiantes sont deux dispositifs complémentaires : l’un garantit une représentation permanente et institutionnelle, l’autre ouvre la délibération à des étudiants non élus, par tirage au sort. Ensemble, ils forment une architecture originale de démocratie étudiante que l’UPEC doit consolider, approfondir et faire connaître.

Engagements

  • Consolider la Maison de la Santé et le pôle social de l’UPEC : garantir les moyens de fonctionnement de la Maison de la Santé rénovée (SSU, accompagnement psychologique, actions de prévention et de dépistage), en renforçant les partenariats avec le Conseil départemental du Val-de-Marne, l’ARS et la CPAM qui ont rendu ce projet possible. Articuler la Maison de la Santé avec le réseau Rhésus+, le réseau des étudiants relais santé (ERS), pour former un pôle cohérent de suivi des étudiants en difficulté.
  • Améliorer l’accès au logement étudiant : renforcement des conventions avec le CROUS, développement des partenariats avec le parc privé, et accompagnement systématique des étudiants en recherche de logement, en particulier les primo-arrivants et les étudiants étrangers.
  • Renforcer le soutien à la santé mentale des étudiants : près d’un étudiant sur trois souffre de dépression liée à sa condition matérielle. Augmenter les capacités du service de psychologie universitaire, former les enseignants et personnels à la détection des situations de détresse, et développer les dispositifs de pair-aidance entre étudiants.
  • Améliorer l’accueil et l’orientation des étudiants entrants : renforcement du continuum bac-3/bac+3 avec les lycées du territoire, développement du tutorat et du mentorat dès la L1, et structuration de passerelles de réorientation pour limiter les abandons en cours de cursus.
  • Développer les campus comme lieux de vie : extension des espaces végétalisés et de détente, amélioration des espaces de travail collectif, renforcement de la vie culturelle, sportive et associative sur chaque site, et valorisation des initiatives étudiantes. Chaque campus doit avoir une identité et une animation propres.
  • Consolider le Parlement étudiant : garantir les moyens de fonctionnement de cet organe consultatif créé en 2024, assurer l’articulation entre ses avis et les décisions des instances, et rendre publics ses travaux et ses contributions à la vie de l’établissement.
  • Pérenniser et amplifier les Conventions Citoyennes Étudiantes (CCE) : assurer la continuité de ce dispositif délibératif innovant porté depuis 2021 par l’IEP et le Living Lab Algopo, l’inscrire dans le calendrier académique de l’établissement, en articuler les propositions avec les politiques de l’université, et explorer son extension dans le cadre de l’alliance Aurora. Valoriser l’engagement des participants dans leur parcours.
  • Soutenir les étudiants internationaux : renforcer les dispositifs d’accueil de ces étudiants, simplification des démarches administratives à l’arrivée (titre de séjour, sécurité sociale, banque), accompagnement des situations de précarité financière, et développement de l’internationalisation à domicile pour favoriser la rencontre interculturelle sur le campus.
  • Conforter la Vice-Présidence Étudiante (VPE) comme acteur politique à part entière : le ou la VPE sera membre à part entière de l’équipe de direction, associe aux décisions stratégiques qui concernent les étudiants, et porteur d’un mandat de co-pilotage de la politique de vie étudiante. Ce positionnement dépasse la seule représentation institutionnelle pour en faire un levier réel d’élaboration et de mise en œuvre des politiques qui concernent les étudiants.
  • Créer un guichet unique pour la vie associative : simplifier les démarches des associations étudiantes en instaurant un interlocuteur unique, des délais de traitement clairs (réservation de salles, versement des subventions) et une cartographie des associations accessible à toute la communauté. L’objectif est de fluidifier les circuits administratifs pour que l’énergie des étudiants engagés se concentre sur leurs projets plutôt que sur les procédures.
  • Créer des lieux de vie étudiants sur chaque campus : mobiliser les fonds CVEC disponibles pour implanter, sur chaque site, des espaces conviviaux élaborés avec les étudiants : espaces de coworking, cafétérias associatives, tiers-lieux de rencontre et d’initiative. Ces espaces sont une condition du sentiment d’appartenance à l’université et du dynamisme de la vie de campus.

Handicap & Inclusion

Faire de l’inclusion un levier de transformation de l’université

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

La prise en compte du handicap ne peut plus être une politique périphérique. Elle doit devenir un marqueur fort de l’identité de l’UPEC et un levier de transformation de l’ensemble de ses politiques. En appui sur le Schéma Directeur du Handicap 2025-2028, l’UPEC entend passer de la logique d’adaptation à une logique de transformation : placer l’accessibilité au cœur de la conception des projets, des espaces, des formations et des outils, plutôt que d’y remédier après coup.

Une université inclusive n’est pas une université qui s’adapte aux différences : c’est une université qui se transforme grâce à elles. La situation de handicap n’est pas une contrainte à compenser, mais une exigence démocratique et un moteur d’innovation. Viser l’exemplarité en accessibilité et en inclusion, c’est construire une université plus humaine pour l’ensemble de sa communauté.

Diagnostic

L’UPEC a engagé des efforts réels en matière de handicap : existence d’un service dédié, dispositifs d’accompagnement des étudiants, actions de sensibilisation. Le Schéma Directeur du Handicap 2025-2028 offre un cadre stratégique solide pour aller plus loin.

Plusieurs lacunes persistent néanmoins. L’accessibilité est encore trop souvent traitée comme un ajustement a posteriori plutôt que comme un principe de conception. La coordination entre les services administratifs, pédagogiques et de vie étudiante reste insuffisante. Les handicaps invisibles et les troubles neurodéveloppementaux sont méconnus d’une partie des personnels et des étudiants, ce qui freine leur détection et leur prise en charge. Les aidants (étudiants et personnels) sont peu reconnus et peu accompagnés. Enfin, les plateformes numériques et les outils pédagogiques ne sont pas systématiquement conçus selon les standards d’accessibilité.

Sur le plan physique, la circulation entre les sites, la signalétique, les espaces de travail et les équipements ne répondent pas encore pleinement aux besoins de l’ensemble des personnes en situation de handicap, notamment celles touchées par la fatigabilité, les troubles sensoriels ou les difficultés de repérage. La dimension européenne de l’inclusion, dans le cadre de l’alliance Aurora, est encore insuffisamment développée.

Ambition

Faire de l’UPEC une université exemplaire en matière d’accessibilité, d’inclusion et d’égalité réelle, en inscrivant le principe d’universalité de la conception dans tous les projets de l’établissement.

Cette ambition s’organise autour de quatre axes :

  • Une université conçue pour chacun. Intégrer l’accessibilité dès la conception des espaces, des formations, des outils et des procédures, plutôt que d’y remédier après coup. Reconnaître et accompagner les aidants. Améliorer la coordination entre services.
  • Une vie étudiante réellement inclusive. Garantir qu’aucun étudiant ne renonce à une opportunité universitaire en raison d’un handicap. Développer les réseaux d’entraide et assurer l’accessibilité des activités culturelles et sportives.
  • Le numérique et l’IA comme outils d’émancipation. Faire de l’innovation technologique un levier d’autonomie, en garantissant l’accessibilité des plateformes et en déployant les outils numériques inclusifs.
  • Une dimension européenne de l’inclusion. Via l’alliance Aurora, faire de l’inclusion un axe majeur du développement international de l’UPEC.

Engagements

  • Intégrer l’accessibilité dès la conception dans tous les projets d’aménagement, de rénovation, de création de formation et de développement d’outils numériques, en faisant de l’« accessibilité universelle » un critère systématique d’évaluation des projets.
  • Déployer la formation au handicap pour l’ensemble des personnels et des étudiants, en présentiel et à distance, et finaliser le programme d’une centaine de capsules vidéo initié en 2025, en mettant l’accent sur les handicaps invisibles et les troubles neurodéveloppementaux.
  • Reconnaître et accompagner les aidants (étudiants et personnels) par des dispositifs spécifiques : aménagement du temps de travail ou d’études, accès à des ressources d’information et orientation vers les soutiens disponibles.
  • Améliorer la coordination entre les services administratifs, pédagogiques et de vie étudiante pour garantir une prise en charge cohérente et continue des étudiants et personnels en situation de handicap, sans rupture de parcours.
  • Assurer l’accessibilité des plateformes numériques et des ressources pédagogiques en conformité avec les normes RGAA, en déployant le sous-titrage des contenus vidéo, en simplifiant les démarches administratives en ligne et en rejoignant le réseau des Référents Accessibilité Numérique (RAN).
  • Utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable pour faciliter l’accès aux savoirs et l’autonomie des personnes en situation de handicap : outils d’aide à la lecture, à la rédaction, à la navigation, et personnalisation des parcours pédagogiques.
  • Garantir l’accessibilité de la vie étudiante en travaillant avec les associations étudiantes à l’organisation d’événements accessibles dès leur conception, en soutenant les associations engagées et en assurant l’accessibilité des activités culturelles et sportives.
  • Améliorer l’accessibilité des campus existants en priorisant les aménagements les plus structurants : fluidité de la circulation entre les sites, lisibilité de la signalétique, création d’espaces de calme et de convivialité inclusifs. Sans viser une accessibilité totale et uniforme que le bâti existant ne permet pas partout, l’objectif est de réduire les obstacles les plus concrets pour les personnes touchées par la fatigabilité, les troubles sensoriels ou les difficultés de repérage.
  • Associer pleinement les étudiants et personnels concernés à la conception et à l’évaluation des politiques d’inclusion, en instaurant des modalités de consultation régulières et en s’appuyant sur les réseaux d’entraide existants.
  • Développer la dimension européenne de l’inclusion via l’alliance Aurora : accompagnement renforcé des étudiants en mobilité internationale, désignation de référents accessibilité chez les partenaires, accessibilité des informations pratiques (logements, transports, aides) et partage de bonnes pratiques européennes en pédagogie et numérique inclusifs.

Alliance européenne AURORA

Un engagement européen au cœur du projet de l’établissement

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

L’appartenance à l’alliance AURORA n’est pas un partenariat parmi d’autres : c’est un choix politique sur ce que l’UPEC veut être. Une université ancrée dans son territoire et simultanément ouverte sur l’Europe ; une université qui forme des étudiants capables de penser et d’agir à l’échelle européenne ; une université dont les chercheurs participent à des consortia internationaux et accèdent aux financements européens. AURORA est le cadre institutionnel de cet engagement.

Les alliances d’universités européennes dépassent la logique de projets ponctuels. Elles incarnent une réponse à la fragmentation géopolitique mondiale et participent à la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche plus cohérent et plus résilient. L’UPEC a vocation à y tenir un rôle actif, à la mesure de ses forces et de ses spécificités.

Diagnostic

L’UPEC a rejoint l’alliance AURORA dans ses premières années d’existence. Elle a contribué à son développement et bénéficie à ce titre d’une position et d’une expérience que peu d’établissements français possèdent dans ce type de dispositif. Les étudiants accèdent à des mobilités et à des parcours européens enrichis ; les chercheurs bénéficient d’accès à des réseaux et à des financements HORIZON ; les personnels ont développé des compétences spécifiques dans la gestion de projets européens. Ces acquis sont réels et doivent être préservés.

Ils sont cependant fragilisés par une incertitude structurelle : le financement national des alliances européennes, assuré jusqu’ici par le Programme d’investissements d’avenir (PIA/France 2030) à hauteur d’environ 100 millions d’euros sur dix ans pour l’ensemble des universités françaises engagées, n’est plus garanti au-delà des engagements en cours. Sans ce soutien, les risques sont concrets : perte des expertises et des métiers spécifiques constitués au sein des équipes, décrochage vis-à-vis des cadres européens émergents, affaiblissement de la capacité de l’UPEC à tenir ses engagements au sein de l’alliance.

La période récente a également montré que l’engagement dans AURORA ne se maintient pas sans pilotage actif. Plusieurs chantiers (développement des programmes conjoints, investissement dans les communautés de recherche, mobilisation du Pôle Universitaire d’Innovation SEVille dans le champ de la santé) sont restés en deçà de ce que la position de l’UPEC dans l’alliance rendait possible. Le prochain mandat devra rattraper ce retard.

Ambition

Faire d’AURORA un axe stratégique réellement porté par la présidence, et non un dispositif géré en marge du projet d’établissement. Cela suppose trois orientations simultanées : approfondir la participation de l’UPEC aux travaux de l’alliance (programmes communs, recherche collaborative, mobilités) ; exploiter pleinement les opportunités que la position de l’UPEC dans AURORA rend accessibles via le PUI, dans l’ensemble des champs de l’établissement ; et porter avec conviction, au niveau national, le plaidoyer pour un financement pérenne des alliances européennes.

Cet engagement européen ne se décline pas séparément du projet d’établissement : il en est une dimension constitutive, articulée avec la politique de formation, la stratégie de recherche, la politique d’inclusion et le rôle territorial de l’UPEC.

Engagements

  • Inscrire AURORA comme axe explicite du COMP et lui assurer un portage dédié au sein de l’équipe présidentielle, distinct de la gestion courante des relations internationales : l’alliance doit apparaître dans les objectifs contractés avec l’État, avec des indicateurs de suivi et des bilans périodiques devant les instances.
  • Développer les parcours européens pour les étudiants : programmes conjoints, cours partagés, mobilités enrichies au-delà du seul Erasmus+, micro-certifications reconnues à l’échelle de l’alliance. Associer les composantes à l’identification des maquettes où une dimension AURORA est pertinente et faisable.
  • Renforcer la participation des chercheurs de l’UPEC aux communautés de recherche AURORA, en facilitant l’accès aux réseaux et aux infrastructures partagées, et en soutenant le montage de consortiums de projets européens impliquant des partenaires de l’alliance.
  • Investir pleinement le Pôle Universitaire d’Innovation (PUI) dans le champ de la santé, en cohérence avec l’implantation de l’UPEC autour du pôle Henri-Mondor, et en mobilisant les partenariats AURORA pour renforcer la dimension européenne de ce pôle d’innovation.
  • Soutenir l’inclusion des étudiants aux profils diversifiés dans les dispositifs AURORA : s’assurer que les mobilités et les parcours européens ne soient pas réservés aux étudiants les mieux dotés, en développant des dispositifs d’accompagnement adaptés.
  • Porter activement le plaidoyer pour un financement national pérenne des alliances européennes, en lien avec les autres présidences d’universités engagées dans ce type de dispositif : maintien et extension du soutien PIA/France 2030, sécurisation des expertises constituées, reconnaissance des nouveaux métiers de la coopération européenne dans les grilles indemnitaires.
  • Contribuer au débat national et européen sur l’avenir des alliances, en s’appuyant sur la position de l’UPEC dans AURORA pour peser dans les orientations de la politique européenne d’enseignement supérieur, notamment sur les questions de diplômes conjoints, de reconnaissance mutuelle des parcours et de standards communs.

L’international : une stratégie d’ouverture choisie et structurée

Une politique internationale cohérente, lisible et partagée

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

L’internationalisation n’est pas un supplément de prestige. C’est un choix structurant qui engage la totalité de l’université : ses étudiants, ses formations, ses unités de recherche, ses personnels administratifs et techniques. Raisonner exclusivement en termes de flux de mobilité ou de rang dans les classements, c’est passer à côté de l’essentiel : la capacité d’une université à construire des communautés académiques durables, à inscrire sa recherche dans des réseaux internationaux vivants et à offrir à ses étudiants une expérience interculturelle, que ce soit à l’étranger ou sur le campus lui-même.

L’international doit être aussi, pour l’UPEC, une fonction d’anticipation : la capacité de repérer les transformations du monde académique avant qu’elles s’imposent, d’en tirer des signaux utiles pour l’établissement et de les traduire en capacités nouvelles. Les partenariats internationaux ne sont pas seulement des échanges : ce sont des observatoires du futur de l’enseignement supérieur.

Pour l’UPEC, université plurielle implantée dans des territoires qui comptent parmi les plus divers de France, l’ouverture internationale n’est pas une option réservée à quelques disciplines ou à une élite mobile. Elle doit être une capacité collective de l’établissement, accessible au plus grand nombre, ancrée dans les formations, visible dans les laboratoires et portée par une administration qui accompagne ces ambitions. Une stratégie internationale réussie, c’est une université qui rayonne au dehors et qui s’enrichit au dedans.

Diagnostic

L’UPEC dispose d’atouts réels. Elle est membre de l'Université Européenne Aurora. Elle porte le projet MASUCU (3 M€, One Health en Afrique francophone, notamment au Gabon). Elle a développé une trentaine de doubles diplômes à l’international. Ses partenariats couvrent des zones variées : Europe, Amérique latine, Indo-Pacifique, Afrique francophone, Canada. Le HCERES a reconnu la qualité de notre positionnement international dans ses évaluations récentes.

Mais des angles morts persistent. Les relations internationales restent insuffisamment articulées aux unités de recherche : les partenariats institutionnels et les dynamiques scientifiques progressent souvent en parallèle, sans cartographie commune ni instance de coordination. La mobilité des personnels BIATSS est très peu développée, alors que leur implication est indispensable à la qualité de l’accueil et au fonctionnement des coopérations. L’internationalisation à domicile demeure sous-développée. Enfin, la logique de partenariats reste trop souvent géographique : elle gagnerait à être pensée en réseau, en distinguant partenaires historiques à approfondir, partenaires stratégiques émergents à développer, et coopérations capables de relier formation, recherche, innovation pédagogique et développement.

Ambition

Nous voulons une politique internationale cohérente, lisible et partagée, qui soit une dimension transversale de la vie de l’établissement. Cela suppose une stratégie de partenariats choisie et assumée, une attention portée à la qualité de l’accueil et de l’expérience interculturelle, et une articulation réelle entre international et recherche.

Axe 1 : Une stratégie de partenariats en réseau, géographiquement ciblée et qualitativement ambitieuse.

Nous voulons des partenariats vivants, organisés en réseau : partenaires historiques à approfondir, partenaires stratégiques émergents à développer, et coopérations conçues pour relier formation, recherche, innovation pédagogique et développement. Ces réseaux s’ancrent dans des zones prioritaires où l’UPEC peut construire une présence durable : Afrique francophone, Amérique latine, Indo-Pacifique, Canada. La Chaire UNESCO constitue à cet égard un modèle à décliner et à amplifier.

Axe 2 : Construire des communautés académiques, pas seulement des flux.

La mobilité étudiante et enseignante reste un outil central, mais elle n’est pas suffisante. Nous voulons développer l’internationalisation à domicile (enseignements en langue étrangère, accueil structuré des étudiants internationaux, vie de campus interculturelle), ouvrir la mobilité aux BIATSS, et renforcer le réseau des alumni à l’international. L’accueil des étudiants étrangers repose sur le dispositif « Bienvenue en France » qui doit être maintenu et amplifié : logement, démarches administratives simplifiées, accompagnement social et académique.

Axe 3 : Articuler international et recherche.

La dimension internationale de la recherche à l’UPEC est réelle mais insuffisamment visible et coordonnée. Nous voulons créer les conditions d’une cohérence entre les partenariats institutionnels et les coopérations scientifiques : cartographie des liens existants, comité RI-recherche, soutien à l’ingénierie des projets européens et internationaux.

Axe 4 : Un pipeline d’innovation académique comme méthode de prospective stratégique.

L’international est un observatoire privilégié des transformations de l’enseignement supérieur. Nous voulons en faire une méthode systématique : veille sur les formats émergents, repérage des signaux faibles, analyse de leur pertinence pour l’UPEC, expérimentation ciblée, puis passage à l’échelle lorsque le format a fait ses preuves. Ce pipeline doit être piloté comme un outil stratégique, et non comme une liste de projets juxtaposés. Les ressources qu’il génère sont le résultat de projets académiques à forte valeur ajoutée, non une fin en soi.

Engagements

  • Définir et publier une stratégie internationale pluriannuelle structurée en réseau, avec des zones géographiques prioritaires (Afrique francophone, Amérique latine, Indo-Pacifique, Route de la soie, Canada-France, Europe Aurora), distinguant partenaires historiques, partenaires stratégiques émergents et coopérations intégrées formation-recherche-innovation.
  • Consolider le positionnement de l’UPEC dans Aurora et développer les coopérations avec les universités partenaires européennes, notamment sur les programmes communs, la mobilité des enseignants-chercheurs et les projets de recherche partagés.
  • Amplifier le modèle de la Chaire UNESCO comme dispositif d’articulation entre partenaires académiques, territoires, recherche, formation et action publique : identifier les domaines où ce modèle peut être décliné ou étendu.
  • Développer les doubles diplômes et les formations délocalisées en lien avec les zones prioritaires, avec un suivi de qualité et des critères d’engagement partagés entre l’UPEC et ses partenaires.
  • Développer le dispositif d’accueil « Bienvenue en France 2.0 » : simplification des démarches administratives à l’arrivée, accès facilité au logement (conventions CROUS et parc privé), tuteurs académiques, orientation sociale et psychologique.
  • Développer l’internationalisation à domicile : soutenir les enseignements en langue étrangère dans les composantes, favoriser la cohabitation académique entre étudiants français et internationaux, et structurer des événements interculturels sur les campus.
  • Intensifier la mobilité internationale aux personnels BIATSS : créer un programme de stages, de formations et d’échanges courts dans les établissements partenaires, mobilisé sur les crédits Erasmus+ et Aurora, et reconnaître ces expériences dans les parcours professionnels.
  • Créer un comité Relations Internationales-Recherche chargé de cartographier les partenariats existants, d’identifier leurs liens avec les unités de recherche, et de proposer des coopérations scientifiques ciblées en cohérence avec la politique de recherche de l’UPEC.
  • Renforcer les capacités du service des relations internationales : outils de gestion des partenariats, et surtout capacité à accompagner les projets qui sortent des cadres habituels, guichet stratégique dédié, circuits réactifs, ingénierie de projets complexes, arbitrage rapide lorsqu’un projet est important pour l’établissement.
  • Développer l’ingénierie financière internationale comme conséquence de projets académiques à forte valeur ajoutée : activation des dispositifs Chinese Scholarship Council, structuration d’offres de professeurs visitants rémunérés, et création de programmes executive payants destinés à des publics internationaux en formation continue.
  • Piloter le pipeline d’innovation académique comme méthode de foresight : veille systématique sur les formats émergents à l’international (infopreneuriat, écoles d’été conjointes), repérage des signaux faibles, expérimentation ciblée à l’UPEC, puis passage à l’échelle lorsque le format a fait ses preuves.
  • Renforcer la visibilité internationale de l’UPEC : déployer un « cartable UPEC » numérique pour les étudiants entrants, organiser annuellement les Internationales de l’UPEC (rencontres académiques entre partenaires), et structurer un réseau d’alumni internationaux en lien avec les composantes et les zones géographiques prioritaires.

Une politique partenariale lisible, ciblée, soutenue et en lien avec les territoires

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

La fidélisation et le développement des partenariats entre l’UPEC et le territoire du Grand Paris sont des priorités. Les partenariats institutionnels enrichissent et ancrent l’offre pédagogique dans son environnement, améliorent le recrutement des étudiants et leur insertion professionnelle, et offrent à la recherche des terrains et des débouchés économiques et sociétaux. Ils sont aussi un levier décisif de visibilité, de crédibilité et d’attractivité, dans un territoire devenu de plus en plus concurrentiel et incertain.

Diagnostic

Les atouts de l’UPEC sont réels : ses seize sites, son offre de formation, ses unités de recherche, ses partenariats déjà noués avec les collectivités, les acteurs économiques et les acteurs sociaux du territoire. Mais ces atouts demeurent insuffisamment animés, ciblés et lisibles. Les conventions ne sont pas systématiquement suivies, les partenaires institutionnels ne sont pas toujours mobilisés à hauteur des projets à impact sociétal portés par l’université, l’offre n’est pas toujours simple et accessible, et le travail des collègues engagés n’est pas suffisamment valorisé. La culture partenariale, qui suppose des compétences (négociation), des outils (modèles, cartographies, alumni) et des circuits simplifiés, reste à diffuser.

Ambition

Nous voulons faire du partenariat un axe structurant du projet de l’UPEC : non pas une accumulation opportuniste de conventions, mais une politique cohérente, lisible et soutenue, articulée à nos priorités stratégiques et à nos besoins (cofinancements compris). Quatre leviers concourent à cette ambition : animer et fidéliser l’existant ; cibler et prioriser les partenariats à développer ; sensibiliser les collectivités territoriales à ce que l’université peut leur apporter ; installer une culture partenariale partagée par toute la communauté.

Engagements

  • Animer et fidéliser les partenariats existants : organisation d’évènements communs, invitations systématiques aux grands évènements de l’UPEC, sollicitations prioritaires sur les projets à impact sociétal, établissement et suivi rigoureux des conventions.
  • Cibler et prioriser les partenariats à développer : collectivités territoriales, secteurs économiques et entreprises innovantes, acteurs sociaux, autres établissements d’enseignement et de recherche. Des choix conduits à partir des priorités dont s’est dotée l’UPEC et de ses besoins (cofinancements notamment), et cartographie des acteurs institutionnels établie pour engager ce travail de manière efficace.
  • Sensibiliser les collectivités territoriales aux ressources (de proximité), capacités (recherche, expertise, formation) et réseaux de l’université (consortiums de recherche) qui intéressent directement les territoires : stages, apprentissage, projets partagés, expertises, recherche-action, appui à l’intervention publique. Cela passe par une offre claire, simplifiée et accessible aux partenaires, l’aide à la formulation de leurs attentes, et l’expression réciproque des besoins prioritaires de l’université.
  • Développer une culture de l’action partenariale : formation des enseignants-chercheurs et de l’administration aux exigences du partenariat (négociation), simplification des procédures (réduction des délais de signature, clarification des circuits de validation), constitution d’une boîte à outils partagée (modèles de conventions, cartographie d’acteurs, associations d’alumni), et valorisation du travail des collègues investis.

Le territoire : un choix politique pour l’université

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

Aucune université n’est autonome face aux défis qu’elle doit relever. L’autonomie statutaire ne dispense pas d’une gouvernance externe assumée : nos choix stratégiques se construisent au sein d’un système complexe d’acteurs (État, collectivités, intercommunalités, Banque des territoires, partenaires économiques) pris dans la tension entre normes uniformisantes et spécificités locales. Faire du territoire un objet politique de l’établissement, c’est reconnaître cette interdépendance et en faire un levier d’action.

Cette conviction prend tout son relief face à la réalité concurrentielle que l’UPEC ne peut éluder : les établissements de Paris intra-muros concentrent une visibilité symbolique, une densité de partenariats économiques et une attractivité institutionnelle que notre université ne peut contrebalancer en cherchant à les imiter. Notre force différenciante est précisément là où elles sont absentes : dans l’ancrage territorial, le lien aux populations, la transformation des quartiers et la vocation inclusive. Faire du territoire un choix délibéré, c’est transformer ce qui pourrait être perçu comme un désavantage géographique en avantage compétitif stratégique.

Diagnostic

L’UPEC n’est pas implantée sur un territoire mais sur des territoires : seize sites répartis sur trois départements. En Val-de-Marne : Créteil et le pôle santé Henri-Mondor, Vitry-sur-Seine et Bonneuil-sur-Marne. En Seine-et-Marne : Sénart, Fontainebleau et Torcy. En Seine-Saint-Denis : Saint-Denis et Livry-Gargan, jusqu’à la Cité Descartes. À cette géographie répondent des sociologies étudiantes, des tissus économiques et des dynamiques urbaines distincts, qu’il nous revient d’objectiver.

La question préalable à toute stratégie est simple et exigeante : connaissons-nous nos territoires, et savons-nous relier cette connaissance à nos politiques de formation, de recherche, immobilière et de vie étudiante ? Ce diagnostic ne peut être l’affaire de la seule direction de l’établissement. Il appelle la mobilisation d’un écosystème d’acteurs : Établissements Publics Territoriaux (le GPSEA en Val-de-Marne, Paris Est Marne et Bois, Grand Paris Grand Est en Seine-Saint-Denis, la Communauté d’agglomération Paris–Vallée de la Marne pour Torcy, la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau et Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart pour la Seine-et-Marne), mais aussi les agences d’expertise installées sur nos territoires (Santé publique France, dont le siège est à Saint-Maurice, et les agences d’urbanisme). Chacun de ces acteurs détient une connaissance fine que l’université doit apprendre à mobiliser.

L’UPEC entretient également des relations avec le tissu économique local, notamment via les Chambres de commerce et d’industrie : ce dialogue, encore trop informel, doit être structuré et réciproque, dans une logique de co-construction plutôt que de sollicitation ponctuelle. Les associations de jeunesse et d’insertion présentes sur nos bassins de vie représentent des relais essentiels vers les publics éloignés de l’enseignement supérieur, à condition que les partenariats engagés préservent pleinement l’indépendance et l’intégrité de l’université vis-à-vis des intérêts privés qui peuvent les financer. Les alumni constituent enfin une ressource territoriale encore insuffisamment mobilisée : anciens étudiants installés dans nos bassins de vie, actifs dans les entreprises, les institutions et les associations locales, ils sont des relais naturels entre l’université et ses territoires, et des vecteurs concrets d’attractivité pour les publics locaux.

Ambition

Nous portons une UPEC qui assume pleinement sa qualité d’acteur urbain et d’acteur des transitions territoriales. Cette ambition appelle une refondation de la notion même de campus : non plus enclave juxtaposée à la ville, mais nœud actif du territoire où s’articulent immobilier, développement durable, formation, recherche, services aux étudiants et intégration urbaine.

Cette ambition repose sur trois axes :

  • Le campus comme nœud actif du territoire. Contribuer, par les choix immobiliers, pédagogiques et de recherche, à la trajectoire écologique, sociale et démocratique de l’environnement de l’UPEC : qualité du logement étudiant, mobilités durables, biodiversité urbaine, accès à la culture et à la santé.
  • Des partenariats structurés et réciproques. Avec les collectivités, les établissements publics territoriaux, les chambres consulaires, les partenaires sociaux et les acteurs culturels : co-construire des réponses adaptées à chaque bassin d’implantation, dans le respect de l’indépendance de l’université et dans une logique de réciprocité plutôt que de sollicitation ponctuelle.
  • Une instance permanente de dialogue territorial. Un Conseil des parties prenantes de l’UPEC, défini et constitué collectivement, associant élus, partenaires économiques et sociaux, acteurs culturels et associatifs, dans un rôle consultatif sur les grandes orientations stratégiques de l’établissement.

Engagements

  • Construire un diagnostic territorial partagé, actualisé et public, adossant les décisions stratégiques de l’UPEC à une connaissance fine et régulièrement mise à jour de nos territoires d’implantation.
  • Formaliser une doctrine de partenariat avec l’État, les collectivités et les opérateurs financiers, lisible par toute la communauté universitaire, fixant des règles claires de prévention des conflits d’intérêts et des critères de sélection des partenariats.
  • Assumer le rôle d’acteur de la transition écologique et sociale au-delà du seul périmètre du développement durable : énergie, mobilités durables, biodiversité urbaine, logement étudiant, en coordination avec les acteurs institutionnels et associatifs des territoires concernés.
  • Refonder le projet de campus à l’échelle du multi-site, en croisant schéma directeur immobilier, projet pédagogique, qualité de vie et politique de site, pour que chaque implantation soit un nœud actif de son territoire.
  • Instituer un Conseil territorial des parties prenantes de l’UPEC, défini et constitué collectivement avec les parties concernées, associant composantes, élus locaux, partenaires économiques et sociaux, acteurs culturels et représentants étudiants, dans un rôle consultatif sur les grandes orientations stratégiques.
  • Nouer des relations structurées avec les Chambres de commerce et d’industrie et les partenaires sociaux présents sur chacun des bassins d’implantation (Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis), pour co-construire des réponses adaptées à chaque réalité économique locale.
  • Mobiliser les Établissements Publics Territoriaux et les agences d’expertise du territoire (GPSEA, Paris Est Marne et Bois, Grand Paris Grand Est, CA Paris–Vallée de la Marne, CA du Pays de Fontainebleau et Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart, Santé publique France, agences d’urbanisme) comme partenaires permanents du diagnostic et de l’action territoriale.
  • Encadrer rigoureusement les partenariats avec les associations de jeunesse et d’insertion actives sur nos territoires : garantir la transparence sur leurs financeurs et la pleine indépendance de l’université dans les orientations partagées.
  • Tisser des liens durables avec les acteurs culturels des territoires (équipements publics, compagnies, structures associatives) pour que l’université soit un partenaire de la vie culturelle et que la culture irrigue la vie universitaire.
  • Prendre en compte, dans la connaissance de nos bassins de vie, la diversité des acteurs de la vie sociale et des réalités communautaires, dans le respect du cadre laïc et des principes du service public.
  • Développer une culture de l’action partenariale au sein des personnels de l’UPEC : formation des enseignants-chercheurs et des personnels administratifs aux exigences du partenariat (négociation, montage, suivi), simplification des procédures (réduction des délais de signature, clarification des circuits de validation), constitution d’une boîte à outils partagée (modèles de conventions, cartographie d’acteurs), structuration d’un réseau d’alumni actif en lien avec les composantes et les territoires, et valorisation institutionnelle du travail des collègues investis dans ces démarches.

Un patrimoine et des campus favorables à la cohésion, l’attractivité et la responsabilité sociale et environnementale

Pour des raisons de lisibilité de l’ensemble du texte, le choix de l’écriture inclusive n’a pu être fait. Dans ce texte, le masculin vaut neutre incluant tous les genres. Le souci d’égalité et de non invisibilisation des femmes traverse l’ensemble de notre projet qui s’inscrit dans une dynamique de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femme-homme et de respect des individus et de leurs différences.

Conviction

L’UPEC et ses communautés doivent se penser comme une université exemplaire, où le patrimoine, bâti comme naturel, et les campus deviennent des leviers de performance académique, d’inclusion sociale, de transition écologique et d’attractivité. La responsabilité sociale de l’université a pu s’affirmer lors du précédent mandat, que ce soit vis-à-vis de nos publics ou de la société en général.

Notre patrimoine, dispersé et partiellement à mettre à niveau, doit être repensé comme un écosystème intégré, au service de la réussite académique et professionnelle étudiante, de l’excellence en recherche, d’une qualité de vie au travail stimulante et d’un ancrage territorial renforcé. Le portage et la réussite de nos grands projets doit aller de pair avec la gestion et l’entretien du quotidien.

Le développement durable ne peut plus être une option : il doit influencer chaque décision, de la rénovation d’un bâtiment à l’aménagement d’un campus, pour faire pleinement de l’UPEC, non seulement une université engagée, mais une université responsable, contributive vis-à-vis de la société et résiliente.

Diagnostic

L’UPEC capitalise sur un patrimoine important de près de 192 000 m2 de surface utile répartis sur 21 sites et 61 bâtiments sur les trois départements du Val-de-Marne, de la Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Si cette multiplication a permis de rapprocher notre offre de formation d’étudiants qui auraient pu rester éloignés des études, elle est également une source de complexification pour notre organisation et notre gestion.

Certains sites sont sous-occupés tandis que d’autres sont saturés. Certains bâtiments sont neufs, tandis que d’autres sont peu fonctionnels. L’entretien de notre patrimoine et de nos campus a un coût toujours plus important, tandis que nos ressources budgétaires et financières sont toujours plus contraintes. L’UPEC a toutefois su dégager des marges de manœuvre financières pour accroître cet entretien. Mais cela reste insuffisant.

Malgré tout, l’UPEC a su mener à bien de grands projets ces dernières années (Maison des Sciences de l’Environnement, dalle du campus centre, Bâtiment de Recherche Biomédicale, faculté de santé, implantation de l’IEP à Fontainebleau, entre autres), elle s’est engagée dans des travaux d’amélioration énergétique et du cadre de vie et d’étude, qui doivent être poursuivis, même si notre dépendance aux financements externes, de l’État comme des collectivité, est patent et pèse sur nos décisions stratégiques.

Enfin, nous avons pu structurer le développement durable et la responsabilité sociétale (DD&RS) à l’UPEC et obtenir le label employeur pro-vélo niveau argent, candidater au label DD&RS, créer des évènements de grande ampleur réunissant les différentes communautés et sur les différents campus. Nous avons également mis en place un plan de mobilité et favorisé les mobilités douces. Nous avons œuvré pour la biodiversité et mis en place le tri des déchets. Ces actions doivent être poursuivies, tout comme la lutte contre toutes les discriminations.

Ambition

Nous voulons faire de l’UPEC une université dont le patrimoine, les campus et l’organisation en matière de développement durable et de transition environnementale permettent à chacun, étudiant comme personnel, de bénéficier d’un cadre d’étude et de travail le meilleur possible, dans les contraintes qui sont les nôtres.

Cette ambition s’inscrit au croisement des schémas stratégiques de l’UPEC qu’ils concernent l’immobilier, le développement durable, la responsabilité sociale et de la vie étudiante. Après la phase stratégique vient la mise en œuvre, selon trois / quatre axes avec :

  • la poursuite de la mise à niveau énergétique et environnementale du patrimoine existant (led, isolation, recours aux énergies les moins émettrices de GES quand c’est possible) et la recherche systématique de la meilleure qualité environnementale écologique et énergétique pour les constructions neuves, dans des conditions budgétaires et financières contrôlées ;
  • la poursuite de l’amélioration de la qualité de vie, d’étude et de travail de nos multiples campus et d’une réflexion à finaliser sur l’organisation administrative de ces campus ;
  • l’élaboration d’un plan des déchets afin de mieux les gérer et les limiter ;
  • la préservation de la biodiversité sur nos campus, en développant la recherche et les projets pédagogiques autour de cette thématique également ;
  • le renforcement de la formation aux enjeux DD&RS des personnels et des étudiants.

Engagements

  • Mettre en place un comité de projet d’établissement en matière immobilière, sous l’autorité du Président, afin de hiérarchiser et de prioriser les projets immobiliers à l’échelle de l’Université ;
  • Amplifier les collaborations entre la Direction du patrimoine et du développement durable et la Direction des affaires financières afin de sécuriser le pilotage des grands projets immobiliers ;
  • Assurer qu’il y ait le plus de débats, en toute transparence, lors du choix des projets immobiliers devant être proposés au prochain Contrat de projet État-Région ;
  • Renforcer nos engagements DD&RS au niveau de notre politique d’achat en déployant les objectifs du SAPSER notamment
  • Faire rayonner l’engagement de l’UPEC en termes de DD&RS plus fortement, en local, national mais également international ;
  • Animer les campus en rendant visibles ces enjeux, avec les challenges vélo / covoiturage, le marché d’hiver, la rentrée UPEC, etc.
05 · Les candidats

Notre liste

Collège des Professeurs et enseignants assimilés (A)
1
HENIQUE Carole
SANTE-IMRB
2
GRIMA François
AEI-IRG
3
LANGLOIS Valérie
FST-ICMPE
4
ARGOUD Dominique
SESS-STAPS-LIRTES
5
GEHIN Evelyne
IUT CV-CERTES
6
De MONTALIVET Pierre
DROIT-MIL
7
LALEAU Régine
IUT SF-LACL
Collège des autres enseignants (B)
1
THAUVRON Arnaud
IAE-IRG
2
GUILLIN Amélie
FSEG-ERUDITE
3
SPICHER Antoine
FST-LACL
4
GOFFIN Angélique
IUT SF-LEESU
5
ALDHUY Julien
EUP-Lab'Urba
6
MAMEDE Maira
INSPE-CIRCEFT
7
De BRIANT Vincent
IEP-LIPHA

Disciplines juridiques, économiques et de gestion

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
BOFFA Romain
DROIT-LDP
2
BEAUCILLON Charlotte
DROIT-MIL
Collège des autres enseignants et assimilés (B)
1
DOMINGUES Rui Patrick
FSEG-ERUDITE
2
BEN TEMESSEK Nesrine
IUT CV-IRG

Lettres, Sciences Humaines et Sociales

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
FRETIGNE Cédric
SESS-STAPS-LIRTES
2
RUBENS Lolita
IUT SF-LIRTES
Collège des autres enseignants et assimilés (B)
1
RIGEADE Anne-Laure
LLSH-LIS
2
BOUCHEREAU Aymeric
IUT SF-LAB URBA

Sciences et Technologie

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
CASCONE Ilaria
FST-IMRB
2
VERSACE Davy-Louis
FST-ICMPE
Collège des autres enseignants et assimilés (B)
1
RIFAI Hala
IUT CV-LISSI
2
SEBISCH Cédric
INSPE

Disciplines de santé

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
AUDARD Vincent
SANTE-IMRB
2
LECHAPT-ZALCMAN Emmanuele
SANTE-IMRB
Collège des autres enseignants et assimilés (B)
1
BELDI FERCHIOU Asma
SANTE-IMRB
2
AISSAT Abdelrazak
SANTE-IMRB

Disciplines juridiques, économiques et de gestion

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
PETERKA Nathalie
DROIT-LDP
2
AUTISSIER David
IAE-IRG
Collège des personnels habilités à diriger des recherches et des docteurs d'État (B)
1
ABIDI Zineb
FSEG-ERUDITE
Collège des personnels docteurs non habilités à diriger des recherches (C)
1
MOURRE Marie-Laure
IAE-IRG
2
NAMANE Lamine
IUT SF-IRG

Lettres, Sciences Humaines et Sociales

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
ARAB Nadia
EUP-LAB URBA
2
APARICIO Xavier
INSPE-CHART
3
ROBIN Pierrine
SESS-STAPS-LIRTES
Collège des personnels habilités à diriger des recherches et des docteurs d'État (B)
1
VALDES Armando
AEI-IMAGER
Collège des personnels docteurs non habilités à diriger des recherches (C)
1
GAUTHIER Marie-Hélène
IUT SF-MMI-LAB URBA
2
FABRE Clément
LLSH-CRHEC
3
LACHAUD Léa
INSPE

Sciences et Technologie

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
COLL Isabelle
FST-LISA
2
MILLOT Vincent
FST-LAMA
3
DUPONT Lise
FST-IEES
4
MELLOUK Abdelhamid
IUT CV-LISSI
Collège des personnels habilités à diriger des recherches et des docteurs d'État (B)
1
NGUYEN Vu-Hieu
FST-MSME
Collège des personnels docteurs non habilités à diriger des recherches (C)
1
HARBELOT Isabelle
IUT CV-CERTES
2
DADY Alwyn
FST-Glycreet
3
BONNET Laurianne
IUT SF-IMRB

Disciplines de santé

Collège des Professeurs et assimilés (A)
1
SBIDIAN Emilie
SANTE-IMRB
2
COHEN José
SANTE-IMRB
3
CANOUI POITRINE Florence
SANTE-IMRB
4
MALFATTI Edoardo
SANTE-IMRB
5
PUJALS Anaïs
SANTE-IMRB
Collège des personnels habilités à diriger des recherches et des docteurs d'État (B)
1
TEIXEIRA Fatima
SANTE-IMRB
Collège des personnels docteurs non habilités à diriger des recherches (C)
1
ENGELS Cynthia
SANTE-IMRB
Collège des autres enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs et personnels assimilés (D)
1
LACROIX Sébastien
SESS-STAPS
06 · Comment voter

Le vote électronique

Scrutin ouvert les 16 et 17 juin 2026  · Vote électronique uniquement · 7j/7 et 24h/24

Le vote électronique

Les élections sont organisées sous forme de vote électronique. Seul le vote électronique par internet est autorisé. Un prestataire extérieur, disposant de toutes les autorisations légales (CNIL et certification), a en charge le processus électoral.

Le vote par correspondance ou par procuration ne sont pas admis.

L'Université met à disposition un poste informatique en accès libre et facile, muni d'un système garantissant la confidentialité, pour les électeurs ne bénéficiant pas d'un accès à internet dans le cadre de leur activité.

Procédure de vote
  1. Quinze jours avant le scrutin, vous recevez sur votre adresse mail institutionnelle vos moyens d'authentification et une notice détaillée.
  2. Rendez-vous sur la plateforme de vote électronique avec votre identifiant transmis par mail.
  3. Saisissez votre numéro de matricule figurant sur votre carte professionnelle.
  4. Une fois connecté, vous récupérez un mot de passe qui vous servira à valider votre vote.
  5. Accédez à vos scrutins, consultez les listes de candidats et les professions de foi, puis exprimez votre vote.
  6. Validez votre vote en saisissant votre mot de passe. Le vote devient définitif et ne peut plus être modifié.
Vote blanc

Le vote blanc est possible. L'intention de vote apparaîtra clairement à l'écran avant validation et pourra être modifiée avant validation. La validation par la saisie du mot de passe rend le vote définitif et interdit toute modification ou suppression du suffrage exprimé.

Assistance

En cas de perte ou de non-réception de vos identifiants et/ou mots de passe, une procédure de réassort est mise en place par le biais d'une plateforme téléphonique joignable 7j/7 et 24h/24 durant toute la période de scrutin.

07 · Contribuer

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